NOUVELLES. VII
assez souples et fermes pour aborder avec la même aisance un ensemble de sujets dont les quatre volumes parus offraient des modèles difficiles. C'est pourquoi les libraires durent se contenter de les compléter par des pièces du cabinet de l'auteur, empruntées à ses réserves. Les six derniers volumes de VObservateur^ publiés sous le titre de P Espion, en 1783 et 1784, les éditeurs en conviennent dans Tavertissement au tome VIII, viennent de la succession de Mairobert, et, détail confirmatif, les dernières pages du tome X, et dernier, sont à la date du 22 février 17;^, onze jours avant son suicide.
Sans insister davantage, on conclura, ce nous semble, de ces diverses observations et constatations, que les trente-six volumes des Mémoires secrets ont pour complément obligatoire les dix volumes de V Espion anglois, entièrement rédigés ou composés de pièces rassemblées par Mairobert. Nous ajouterons, comme dernière remarque, que le second recueil donne, aux tomes VIII et IX, deux séries de nouvelles qui ne font pas double emploi avec celles des Mémoires^ aux mêmes dates. Mairobert les avait empruntées, comme complémentaires, au journal de Tabbé de Flamarens, homme de qualité, qui rédigeait jour par jour ce qui se passait de plus intéressant dans la capitale. Le nom de ce collaborateur ignoré