‹ Les convertis d'hierChapitre 1 sur 25 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

« Dis-nous donc, Marie-Madeleine, qu'estce que tu as vu dans le chemin? — Ce que j'ai vu ? J'ai vu le tombeau du Christ, mais il était vide : car le Christ est vivant; je L'ai vu, Lui, glorieux, ressuscité1. » Ce chant, que l'Eglise catholique entonne gaiement au matin de Pâques, elle l'a répété souvent, Dieu merci, tout le long de sa route : non pour la résurrection des morts dont les tombeaux bordent la voie Appienne ou remplissent nos cimetières, mais pour des résurrections spirituelles, qui attestent l'indéfectible puissance du Christ et la vitalité de son œuvre ici-bas. Elle le redit, de nos jours où on prétend que son flambeau s'éteint, tout comme aux époques où son empire paraissait plus affermi, où elle rencontrait moins de contradictions dans sa marche à travers les civilisations et les peuples... C'est son chant d'éternel renouveau.

1. Die nobis, Maria, quid vidisti in via? — Sepulcrum Christi vivèntis, et gloriam vidi resurgentis. Tiré de la prose Victimx pascah laudes.

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