L'Etape
2. Darras, Monneron, Robert Greslou, dans Un Divorce, l'Étape, Le Disciple.
Le divorce, par exemple. Le voilà installé, au nom des principes modernes, dans notre législation. Que produit-il dans la pratique ? Des « haines fratricides », des « heurts meurtriers », des « luttes horribles». Vous appelez cela un progrès ; c'est un recul, une régression. C'est le règne du caprice, de la fantaisie individuelle. La monogamie, où tendent, dites-vous, les civilisations supérieures, vous l'avez remplacée par quoi ? tout simplement par« une polygamie successive ». La famille, qui, par nature, a besoin de fixité, vous l'avez brisée, en la dispersant. Combien la religion catholique est plus raisonnable, à la considérer du seul « point de vue de l'observation pure » ! Le P. Euvrard dit à Darras : « J'ai voulu ainsi vous faire toucher au doigt l'identité entre la loi de l'Église et la loi de la réalité, entre l'enseignement de l'expérience et celui delà Révélation. Dans son effort pour durer, la nature sociale aboutit précisément à la règle dont la Religion a fait un dogme1 ».
V inégalité des conditions sociales et la douleur. — N'est-ce pas, au fond, comme disait Brunetière, la vraie question sociale? Làdessus que prêchent les philosophes, en dehors de l'Eglise, et particulièrement les socialistes ? Deux idées magiques : le « bonheur univer-