‹ Les convicts en Australie (volume 2)Chapitre 27 sur 112 · CHAPITRE 111. r · texte numérisé non relu

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Sidney s* étend sur un espace de deux milles et demi; la ville étant bâtie sur une hauteur, les rues forment une succession de terrasses qui regardent ie port. George*Street , qui est la principale artère de la ville , a près d'un mille de long. Comme un arrêté de Tautorité a défendu la construction de maisons en bois, tous les édifices sont bâtis en matériaux solides et principalement en pierre. Les églises, les banques, les hôtels meublés sont, pour iâ plupart, des bâtiments de vastes dimensions ; un grand nombre de magasins et d'établissements consacrés au commerce ont un certain aspect d'élégance. Les boutiques , surtout dans Georgé*Street, sont ornées avec luxe et bon goût. Les marchandises exposées en montre sont artistement disposées et bien assorties. Les marchands, vêtus avec recherche, viennent, leur aune à la main, recevoir les chalands en montrant la même obséquiosité que les boutiquiers les plus renommés de Londres.

Sdney a tout l'aspect d'une capitale. Les rues sont pavées ; le gaz y brille de distance en distance au faite de lampadaires. Au coin des rues, nous apercevons des files de voitures publiques dont Fattelage n'a pas l'air d'être , comme ceux de Londres , attaqué de rhumatismes dans les articulations!. A notre approche , la phrase ordinaire : « Un ca-

briolet, monsieur? » retentit à nos oreiiles. De temps à autre, un lourd omnibus ébranle le sol, et le conducteur, un doigt levé en l'air, appelle l'altention des passants. Lorsque ceux-ci lui répondent par un signe négatif, le doigt levé se replie sur lui-même et la main retombe comme le braà* d'un télégraphe.

Des vendeurs ambulants de fruits et de poissons présentent aux passants leurs éventaires et remplissent les oreilles du cockney ravi de ces cris de Londres qui l'ont bercé dans son enfance. Les marchands d'habits sont nombreux : leurs boutiques sombres et humides rappellent les établissements du même genre formés dans nos villes par la race Israélite; et en effet, d'après les signes caractéristiques de la physionomie d'un de ces honnêtes industriels, on reconnaît que les membres des tribus errantes se sont frayé un chemin jusqu'à la capitale de l'Australie.

Boire est le premier besoin et le plus grand plaisir des habitants ; le nombre des cabarets qu'on aperçoit à Sidney est une preuve de cette soif inexlinguible de la population. A toute heure du jour ces tavernes sont fréquentées par des habitués affectés d'une sécheresse irrémédiable du gosier. Lorsqu'tï^ en ont dans l'aile et qu'ils ne peuvent plus se soutenir, on les jette à la porte; leur masse inerte, où la vie ne se révèle que par d'inin-

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