‹ Les convicts en Australie (volume 2)Chapitre 72 sur 112 · CHAPITRE Vm · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vm

Lei cdureon de bois.

Plusieurs semaines s'aient écoulées. Les jours se passaient dans une activité monotone sans doute, mais favorable à la santé de l'esprit et au développement des forces physiques. J'avais fini par être initié à tous les travaux d'une ferme tuslralienne ; la garde et le soin des troupeaux m'étai^t devenus familiers. A cette époque, tous les esprits étaient préoccupés des découvertes que des voyageurs hardis poursuivaient au centre de l'iustraUe. On Usait avidement les récits de ces expéditions que publiaient les journaux de Sidney. lies habitants suivaient avec un intérêt palpitant h course de ces intrépides aventuriers : Sturt, iMitchell et tant d'autres. Dans leurs rapports au jgouvemeur de la colonie , le gros des colons dierchait la découverte de nouveaux pâturages propres i enrichir le pays; les naturalistes et les géogra* phes espéraient trouva la solution de problèmes scientifiques; les gens à imagination vive, peu

nombreux d'ailleurs sur cette terre favorable à Taclivité matérielle, devançaient les voyageurs dan la poursuite d'un monde inconnu , qu'ils coloraien d'après leur fantaisie, et qu'ils peuplaient des cré* tiires de leurs rêves. Ces lectures, et les comniert taires qui s'ensuivaient, faisaient le charme * nos soirées.

La matinée était consacrée aux excursions Am les environs. Montés sur d'excellents chevaux de pays , nous tournions le dos à la zone habitée , ^ nous poussions vers l'intérieur jusque surleslimitd du désert ; trop près encore de la vie civilisée poui ne pas en sentir l'influence; assez loin cependaiî pour deviner les âpres beautés des terres vierges pour éprouver les sentiments qu'inspire la solilude vague tristesse; aspirations instinctives versTinfiDij profond sentiment de la faiblesse humaine. U chasse était ime de nos distractions ; elle offre des attraits particuliers à l'Européen las de courir apn^ de rares lapins et d'introuvables perdrix. En Aiu^ tralie, le gibier abonde ; il est d'espèce nouvelle, et la manière de le chasser est tout autre que dans le vieux monde.

L'habitation de Campbell était fort bien tenue el| promettait de devenir un jour une des plus riclies de la colonie. Pourtant il manquait à cette maison ce que j'appellerai volontiers la providence de l'intérieur, ce génie bienfaisant et actif qui adoucit les

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