CHAPITRE VllL
ntre tix)is et vingt bandits , selon la {missance d'ilagination des narrateurs* Leur chef était un lommé Buchan Gharley, que la police à cheval loursuivait depuis plusieurs mois, et qui s'était endu célèbre dans toute la colonk par la hardiesse le ses vols autant que par Tbabileté de ses ruses >our échapper aux recherches.
Cette nouvelle sufât pour échaufTer toutes les êtes ; il n'y eut plus dans toutes les fermes qu'un »eul sujet de conversation : la présence des bushrangers. L'effroi qu'elle causait n'était pas, je :;rois , sans un mélange de plaisir. C'était un ali- Dfi^it pour les esprits oisifs des fermiers; ^'était une émotion nouvelle, dans une vie qui. n'en aj>as d'autres que les fluctuations du marché des laines , ' la maladie des troupeaux, et parfois le conabat d!'ùh' ' "' chien avec un kanguroo. ' ' "''
L'arrivée de Charley n'était pas moins a^elàÉfe^*^^ oi j Li;i< pour la population des convicts employèîl^^'^lii^lciiif-^^'^ habitations i elle leur fournissait une bonne^'ej^cAsè^ 'i<^ ' ^^ ]• pourtoutes les négligences et toutes les msttàtliHéSi&éS.'' '1' ', , .,n,i Si les chevaux s'égaraient, si l'on perdait^Vtti lb«fti^ oith-uîn j ton, on disait invariablement : « C'est Ctolej^iqui* r •<)({> :> ,h les a pris. > Gomme Herculedans la mythék^^raUj/iul* < i .i: / pour me servir d'une comparaison mdiiBi.^pînMtieuse, comme Voltaire et Rousseau dansdCebUÇnxi/ju^ij.r., «on, Buchan Charley avait l'honneur del/t^si^fUe^^m^^ ^.. de méfaits dont il était parfaitement inn^^)^* j(i^ i, .
'Ui Iv
us LES CONVICTS EN AUSTRALIE.
fait est qu'il fut l'occasion d'un nombre infini de larcins que les coupables couvrirent de son nom. Je ne sais, en vérité, quel pécbé ne fut pas mis sur son compte.
Chacim organisait sa défense; on s'imaginait connaître jour par jour les mouvements du redoutable bandit, et l'on se préparait à le recevoir, dans chaque maison, avec le feu d'ime artillerie formidable. Des pistolets, -des sabres, des carabines étaient étalés sur toutes les tables , à portée de la main des habitants. Tous les matins on déchargeait et on rechargeait les armes, et dans chaque demeure se trouvait un approvisiomiement de poudre et de balles suffisant pour la garnison d'une forteresse. Nous ne pûmes échapper à l'entraînement général. Au demeurant, on ne savait pas au juste quels projets de crime pouvait former un scélérat consommé tel que Charley. Les traits de générosité et de modération qu'on citait de lui pouvaient bien n'être que l'efiet de caprices passagers, et, après tout, il vaut mieux tuer le diable qu'attendre qu'il vous tue. Nous avions donc tout un arsenal sur une table du salon, situé au rez-dechaussée. Mme Barry souriait un peu de nos préparatifs belliqueux; mais eUe n'était guère émue, comme on peut le supposer.
Un soir, Campbell était sorti; Paddy avait été envoyé à Sidncy. Nous causions dans le salon avec