‹ Les convulsions de Paris (volume 4)Chapitre 27 sur 66 · J2 I.A SANTE · texte numérisé non relu

J2 I.A SANTE

iminnnl, il devait à sa propn» sécurité de professer l'atliéisiiie; mais, entraîné pnr un l)()n sentiment, il oublia les ordres de Rij^aull, oiihlia le danger auqnrl il s'cxixisail et permit à M. Icard de dire (luotidieinicineiit la m('ss(> dans la sacristie de la diaprlle. Cv fut proliablenient nn matin ({u'il accorda cette autorisation, sur la({uelle il ne revint jamais. Du reste, dans celte bonne œuvre tout le personnel était son complice et lui garda le secret.

Il n'était pas tnujonrs aussi bienveillaiil. et l'un d(! ses détenus, M. Claude, eut parfois à sdiilTrir de son indiscrétion. Le soir, lorsque Canllet recevait ses amis et ses amies, lorsque beaucoup de bouteilles arrivées pleines s'en étaient allées vides, il faisait les honneurs de la prison à ses invités; il les conduisait à la cellule de M. Claude, et, leur montrant le clief de la sûreté, qui avait pris l'habitude de dormir tout vêtu, il disait : « Le voilà! c'est lui! il appartient à la justice du peuple ! » Ces démonstrations, qui cependant n'étaient que le fait d'une curiosité inconvenante, ne rassuraient pas M. Claude et le surprenaient, car Caullet, aux heures matinales de la complaisance, s'était montré empressé pour lui et l'avait même autorisé à recevoir les visites de sa femme.

M. Claude était l'objet des préoccupations des greffiers et des sui'veillants, qui auraient voulu le sauver. Un complot avait même été formé dans ce dessein. M. Laloë s'était procuré un uniforme d'officier fédéré; on comptait l'en l'evêtir. On l'eût fait évader un soir pendant que Caullet eût été à la Préfectnre de police ou endormi devant son verre. Un peu de rétlexion ht renoncer à ce projet. Quelques soins que l'on pût prendre, l'évasion d'un otagi^ aussi important que le chef de la sûreté aurait été promptement connue du directeur de la pi'ison d'alioi'd. et ensuite de Rnnul Higault. Ce

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