MONTANT
LÉSIGNATIQN
DU TEBSimilTS
Beport
11 mai 1871 .
11250000 > MOOOO »
Total ,
r vr-*;ff7r':i:
KUMÉRO 7.
L'ordr* diaoendier.
Charles Beslay a raconté deux fois cet incident, à trois années d*intenralle, dans des termes qu'il est bon de faire connaîti^, car la réponse de Delescluze s*est légéiement modifiée dans le second récit — A la question : a mais les incendies, est-ce vous qui avez commandé de les allumer? — Non, répondit Delescluze; le seul ordre que j'aie donné à cet égard autorise les commandants des barricades à brûler les maisons qui flanquent leurs fortifications, si, par ces incendies, ils voient le moyen de prolonger la lutte et de repousser les assaillants. » (Mes souvenirs^ par Gh. Beslay; Paris, 1874, p. 412.) — c Non, répondit Delescluze; ce n'est ni moi, ni le Comité. Nous avons donné un ordre aux commandants des barricades et aux chefs des légions, mais cet ordre n'autorise aucun incendie. Il ordonne aux chefs de légions et aux commandants des barricades de brûler les maisons qui servent de champ de bataille, s'ils pensent que l'incendie de ces maisons peut arrêter l'armée. Mais cet ordre ne concerne absolument que les maisons qui avoisinent les barricades. L'ordre ne va pas au delà. » {La vérité sur la Commune^ par Ch. Beslay; Bruxelles, 1877, p. 141.) Dans sa bonhomie Charles Beslay ne remarque même pas la flagrante contradiction qu'il prête à Delescluze et ne s'aperçoit pas que c'est là un ordre implicite de brûler Paris, car toute maison pouvait alors servir de c champ de bataille > et toute maison incendiée pouvait créer des obstacles à la marche en avant de l'armée française. En outre Charles Beslay oublie que, depuis le 3 mai, le docteur Parisel était à l'œuvre en qualité de président de la commission scientifique, c'est-à-dh^e incendiaire, et que depuis la prise du fort d'Issy les journaux de la Commune menaçaient les Yersaillais d'anéantir Paris s'ils parvenaient à en forcer l'enceinte. Jules Vallès, quoique membre de la minorité à l'Hôtel de Ville et relativement modéré, rêvait fulminate, dynamite et pétrole ; qui ne se souvient de l'article écrit par lui le 16 mai dans le Cri du peuple : c Si M. Thiers est chimiste, il nous comprendra. » (Voir Convulsions de Paris, t II, ch. u, le Palais de la Légion d^ honneur , et ch. iv, V Incendie,)
562 riÊCES JUSTIFICATIVES.
Le bataUlMi êê U Banque d« Franoe exempté da détaroMmeiit.
Le général de division L'IIériller, appréciant les senrices rendus par le bataillon de la Banque pendant la période révolutionnaire, et voulant donner à ce bataillon un gage de satisfaction particuli^, tout en assurant la continuation de la garde de cet établissement, a écrit au général Douay, commandant le 4* corps d*arméc, pour lui proposer de ne pas comprendre ce batailloa dans la mesure générale de désarmement.