SCÈNE Y
Les Mêmes, plus BOURDON.
ROSALIE, à Bourdon qui est entré doucement.
Comment êtes-vous entré?
BOURDON
Par la porte qui était ouverte. Vous avez tort, ma fille, de laisser votre porte d’entrée ouverte; on pourrait dévaliser
vos maîtres.
ROSALIE, sous le nez.
Il nTy a plus de danger. L’ouvrage a été fait et bien fait.
BOURDON, en descendant la scène, à madame Vigneron qui se lève.
Ne vous dérangez pas, madame, j’attendrai que votre repas soit terminé.
LES CORBEAUX MADAME VIGNERON, allant à lui.
Qu’avez-vous à me dire, monsieur Bourdon?
BOURDON, à mi-voix.
Je viens encore, madame, de la part de Teissier pour ce projet qui lui tient au cœur. Je dois croire, n’est-ce pas, que vous avez instruit votre fille de la demande que je vous ai ïaite?
MADAME VIGNERON
Mais sans doute.
BOURDON
Autorisez-moi, je vous prie, à la lui renouveler moi-meme en votre présence.
MADAME VIGNERON
Soit! J’y consens! Judith, emmène ta sœur, mon enfant. Marie, M. Bourdon veut causer avec nous.