MADAME VIGNERON, MARIE, BOURDON, TEISSIER
TEISSIER
Je suis votre serviteur, madame. (Allant à Marie.) Est-ce vrai, mademoiselle, ce que vient de me dire Bourdon, vous consentez à devenir ma femme?
MARIE
C’est vrai.
TEISSIER
Votre résolution est bien prise, vous n’en changerez pas
d’ici à demain? (Elle lui tend la main} il l’embrasse sur les deux joues.) Ne rougissez pas. C’est ainsi que les accords se font dans mon village. On embrasse' sa fiancée su? la> joue droite d’abord en disant : voilà pour M. le maire; sur la joue gauche ensuite en disant : voilà’ pour M. le curé. (Marie sourit, n va à madame vigneron.) Si vous le voulez bien,: madame, nous commencerons la publication dès bans dès* demain. Bourdon nous préparera un bout de contrat^ n’est ce pas. Bourdon9 (Boürdon répond1 par un geste significatif.) Et dans ti*0is semailles votre seconde fille s’appellera madame Teissier.
Pause.