‹ Les corbeaux; pièce en quatre actesChapitre 107 sur 110 · MADAME VIGNERON, MARIE, BOURDON, TEISSIER · texte numérisé non relu

MADAME VIGNERON, MARIE, BOURDON, TEISSIER

TEISSIER

Je suis votre serviteur, madame. (Allant à Marie.) Est-ce vrai, mademoiselle, ce que vient de me dire Bourdon, vous consentez à devenir ma femme?

MARIE

C’est vrai.

TEISSIER

Votre résolution est bien prise, vous n’en changerez pas

d’ici à demain? (Elle lui tend la main} il l’embrasse sur les deux joues.) Ne rougissez pas. C’est ainsi que les accords se font dans mon village. On embrasse' sa fiancée su? la> joue droite d’abord en disant : voilà pour M. le maire; sur la joue gauche ensuite en disant : voilà’ pour M. le curé. (Marie sourit, n va à madame vigneron.) Si vous le voulez bien,: madame, nous commencerons la publication dès bans dès* demain. Bourdon nous préparera un bout de contrat^ n’est ce pas. Bourdon9 (Boürdon répond1 par un geste significatif.) Et dans ti*0is semailles votre seconde fille s’appellera madame Teissier.

Pause.

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