‹ Les corbeaux; pièce en quatre actesChapitre 106 sur 110 · SCÈNE YII · texte numérisé non relu

SCÈNE YII

Les Mêmes, moin* BOURDON.

MARIE

lExnbrasse-moi et ne me dis rien. Ne m’ôte pas mon couigrage, je n’en ai pas plus qu’il ne m’en faut. M. Bourdon a ■arafeon, vois-tu, ce mariage, c’est le salut. Je suis honteuse, iKHLteuse de le faire et je serais coupable en ne le faisant pas. IM-ee possible que toi, ma bonne mère, à ton âge, tu recommences une vie de misères et de privations I Oui, je le sais, tu es bien courageuse, mais Blanche, la pauvre enfant, ne peut plus lui demander du courage à elle. Quels re- HîQords aurais-je plus tard, si sa santé réclamait des soins que wms ne pourrions pas lui donner! Et Judith! Ah! Judith, Je pense bien à elle aussi. Qui sait ce que peut devenir une Jeune fille, la meilleure, la plus honnête, quand sa tète traisaille et que le hasard ne lui fait pas peur! 'Tiens, je suis soulagée d’un poids depuis que ce mariage est décidé. Il sera ce qu’il voudra, blâmable, intéressé, bien douloureux aussi! usais je préfère encore un peu de honte et des chagrins que J© connaîtrai à des inquiétudes de toutes sortes qui pourraient se terminer par un malheur. Essuie tes yeux, qu’cn me voie pas que nous ayons pleuré.

.Rentre Bourdon suivi de Teissier. Teissier s’avance précipitamment vers Marie, Bourdon l’arrête et lui indique de saluer d’abord madame Vigneron.

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