‹ Les corbeaux; pièce en quatre actesChapitre 35 sur 110 · MADAME VIGNERON, TEISSIER · texte numérisé non relu

MADAME VIGNERON, TEISSIER

MADAME VIGNERON, pleurant, son mouchoir à la main.

Quel malheur, monsieur Teissier, quel épouvantable malheur! Mon pauvre Vigneron ! C'est le travail qui l’a tué! Pourquoi travaillait-il autant? Il ne tenait pas à l’argent; il ne dépensait rien pour lui-mème. Ah! il voulait voir ses enfants heureux pendant sa vie et leur laisser une fortune après sa mort.

Un silence.

TEISSIER

Est-ce avec votre autorisation, madame, que madame de Saint-Genis s’est présentée chez moi pour connaître la situation qui vous était faite par le décès de votre mari?

J’ignorais complètement cette visite que je n’aurais pas permise.

TEISSIER

Mon devoir était bien net; j’ai pris cette dame par le bras et je l’ai poussée à la porte de mon cabinet.

MADAME VIGNERON

Son indiscrétion ne méritait pas antre chose. Tenez, monsieur Teissier, madame de Saint-Genis était ici, lorsque vous êtes arrivé, elle me parlait des affaires de mon mari. Vous les connaissiez, ces affaires, et vous les compreniez mieux que personne, éclairez-moi.

, TEISSiER.

Je me suis amusé justement, dans un moment de loisir, à établir la succession d» Vigneron. Avant tout, que désirez-

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