‹ Les corbeaux; pièce en quatre actesChapitre 77 sur 110 · BOURDON, TEISSIER · texte numérisé non relu

BOURDON, TEISSIER

BOURDON

Vous voilà, vous?

TEISSIER

Oui, me voilà.

BOURDON

Qu’est-ce que je viens d’apprendre? On ne voit plus que vous ici.

TEISSIER

J’ai fait quelques visites dans la maison. Après?

BOURDON

Vous êtes en hostilité d’affaires avec cette famille et vous vous asseyez à sa table?

TEISSIER

Que trouvez-vous à redire, si mes mouvements ne contrecarrent pas les vôtres ?

BOURDON

Ma situation n’est pas commode, vous la rendez plus difficile.

TEISSIER

Marchez toujours comme Jous en sommes convenus, Bourdon, vous m’entendez ; ne vous occupez pas de ce que je fais.

BOURDON

Mademoiselle Marie obtiendra de vous tout ce qu’elle vou* dra.

TEISSIER

Mademoiselle Marie n’obtiendra rien.

BOURDON

Il paraît que vous avez un faible pour cette jeune fille ?

TEISSIER

Qui vous a dit cela ?

BOURDON

Sa mère.

TEISSIER

De quoi se mêle-t-elle?

BOURDON

Préparez-vous à un siège en règle ce la part de votre ingénue ; on compte sur elle, je vous en préviens, pour avoir raison de vous.

Prenez votre chapeau, Bourdon, et retournez à votre étude.

BOURDON

Soit ! comme vous voudrez ! (Allant à Teissier.) Je n’attends plus, hein, et je mets les fers au feu.

TEISSIER

Parfait ! (Retenant Bourdon.) Ecoutez, Bourdon. Vous ai-je conté en son temps mon entretien avec Lefort? Nous avions là, tout près de nous, un fort mauvais coucheur qu’il était prudent de ménager, n’est-ce pas vrai ? Il restera chargé des constructions.

BOURDON

Comment ! vous avez traité avec Lefort après cette scène déplorable où il nous a insultés l’un et l’autre ?

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