À£ TE TROISIÈME
If!
MARIE
Rien, rien, rien. Je serais honteuse maintenant de vous parlerde ma famille ; je le serais pour elle autant que pourmoi. Vous réfléchirez. Vous vous demanderez ce qu’était mon père et si vous ne devez rien à sa probi é, à -son travail, à sa
mémoire. (Elle va vivement au meuble-secrétaire, en retire les billets et les lui remet.) Reprenez votre argent, reprenez -le sans embarras. M. Bourdon vient de se mettre à notre disposition et nous trouverons chez lui ce que nous n’aurions pas au vous demander, à vous. Allez vous en. Allez- vous-en ou je vais appeler Rosalie qui vous mettra dehors, (pause; Rosalie entre.) La voici justement. Queveu ;-tu, Rosalie?
ROSALIE
Madame de Saint-Genis est là.
MARIE
C’est bien, qu’elle entre.
ROSALIE
Qu’est-ce que tu as, ma petite fille, tu es toute rouge ?
Regardant Marie et Teissier alternativement.) On ne t’a pas dit UH
mot de trop, j’espère?
MARIE
Fais entrer madame de Saint-Genis.
TEISSIER
Je vous quitte, mademoiselle. Je vais voir en passant chez Bourdon s’il u, reste pas un moyen d’arranger les choses ; mais n’y compter pas. Je suis votre serviteur.
ROSALIE
Ce n’est pas sage de laisser une enfant si jeune avec un homme de cet âge-là.
Madame de Saint-Genis, en entrant, croise Teissier qui sort.