L'IVROGNE
Le bon ivrogne a soif dès le matin. Le nez Luisant comme un rubis auK contours bourgeonnes, Il hume le piot par mépris de l'eau claire. Le hoquet, à midi, n'est pas pour lui déplaire. Il boit sec, parle fort, mange peu mais salé, Et le soir, titubant sous le ciel étoile, S'appu^ant à la borne au sortir des ta\)ernes, Comme un fol à la lune il dit des bali\)ernes! De >JiN)ant en ce bourg il n'en est de meilleur. Quand son esprit -Oendange auK -Oignes du Seigneur, Le N)ient-on plaindre, il rit, car fleuri dans sa trogne. Il sait qu'z//7 bw^cur d'eau 'Oit moins qu'un -^idl ivrogne.