LK TAILLEUR
Tel un bonze en prière, assis sur ses talons,
Sans luKe de 'Oitrine ou clinquant de salons,
Le tailleur prend modèle auK tournures d'un buste,
Lt rognant sur l'étoffe, il coud, recoupe, ajuste.
Habile à déguiser et à donner le ton,
Il sait rendre un bossu plus raide qu'un bâton,
Ote à l'un de l'étoffe, à l'autre en doit remettre;
Il eût été jadis tailleur de petit-maître,
"Mais en nos temps banals, malgré son tour de main.
S'il entasse de l'or, il demeure en chemin...
Notre siècle s'affuble et jamais ne se pare.
La mode est messéante et l'élégance est rare.
LE "KEDECIN
L'ancien cabriolet que tire un N)ieuîC che-^al AuîC marches du perron s'arrête, triomphaL Il est las de courir N)allon, Village et lande. Le médecin descend, maigre en sa houppelande. Il retient de tournée et rentre en son logis. Bon guérisseur de gens par la goutte assagis, A l'âme comme au corps il apporte remède. S'il écorche le riche, au pauSJre il N)ient en aide, Il se fait ^ieuK, n'^ N'oit plus clair, est quasi sourd, "Kais nul ne peut sans lui trépasser dans le bourg; Car il est bien connu de N)ingt lieues à la ronde Pour dépêcher d'ici les gens dans l'autre monde.