‹ Les corneilles sur la tourChapitre 37 sur 80 · LE PAIN · texte numérisé non relu

LE PAIN

Du fournil propre et clair sort l'odeur du pain frais. Cuits au feu des fagots, les tourteaux sont dorés Comme les épis mûrs de la moisson des plaines. Le boulanger va^i les Vend à huches pleines. Or sachant qu'il tient là source de revenus Et qu'à mal enfourner on fait des pains cornus, Fort à son aise et plus riche qu'on ne deVine Il donne juste poids et met blanche farine. Sur la nappe du riche et dans la main du gueuK, Le bon pain fait songer au sol âpre et rugucuK, AuK matins de semaille, auK repos des soirées, A l'espoir fort et sain des tâches adorées.

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