‹ Les corneilles sur la tourChapitre 48 sur 80 · LE VIEUX CHEVAL · texte numérisé non relu

LE VIEUX CHEVAL

Le chemin, dit la fable, est montant, malaisé,

Et le cheval boiteuîC, fourbu, cornard, usé

Par le labeur et les coups de fouet qu'on décoche,

Tire un fort tombereau cent fois plus lourd qu'un coche.

Sous le harnais de cuir on -Ooit saillir les os.

Il geint, renâcle, ahane et souffle à pleins naseauK,

Bute auîC cailloute, tandis que le routier se fâche.

Et, malgré les jurons, il achè-^e sa tâche.

Le geai bavard du clos fleuri, le merle gai

Font la nique et la moue au cheVal fatigué,

Et, tels les VieuK oiseauîc sacrés du ciel antique, ,

Sourient de Voir près d'euK passer Pégase étique.

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