POISSONNERIE
Les poissons sur l'étal croulent au grand soleil. Une nageoire pend brisée; un 02il -Oermeil Et rond semble garder la >?ision des >Oagues, L'infini de la mer glauque, et les effrois élagues, Et les -Oifs soubresauts de la prise au filet. Tout près, bras nus, rougeaude et le menton replet, Poings auîC hanches, jupon retroussé, la marchande Appelle le passant, le flatte ou le gourmande. La langue est imagée et l'organe est poissard. Car il sent à plein nez la marée et la hart. Ruisselant comme l'eau qui s'égoutte en la dalle. L'éloquence déborde auK pa-Cés de la halle.