ERS LES CI'KES
JÎ'Oa- n'spi'd, non sans cjfroi, Commi' l'aclai^e aux pieds d'un roi.
Les corncilks dani-ha gardes Admirent aux souffles du soir.
Le Coq des flkhes se mowOoir, El, sans comprendre. Je regardent.
Mais Lui, busqué, la queue au i)ent, Jo'^eux comme au soleil le i) a ni.
Semble dire à loule corneille. Quand sur les loils descend la nuil.
Que la lune se mire aux puits :
« Yo^ezî Je suis celui qui Heille. »
Reste le bon -Oeilleur à sa lâche obstiné; Laisse à l'entour de toi courir la -Oaletaille Et hurler les jaloux : ils ne sont pas de taille. Tu demeures un roi. Le Bourg t'a couronné.
So/s î'ardmh' S)ign' au grand ail étonné. Campé sur hs ergots, ivmnn; un prina' m balailk. Capable de frappa' d d'estoc et de taille. Sois celui qui domine et n 'est pas dominé.
Coq du clocher béni, que l'aube en feu redore. Toi qui, chaque matin, fais se le^er l'aurore. Tu nous es, dans l'azur, le soutien précieux.
Car tu mets un ra^on au faîte des chaumières. Tu nous distrais l'esprit des tâches coutumières. Et nous forces, raidis, à regarder les deux.
Corneilles du clocher, dites à la plus Veille Qui jacas.se en haut de la Tour, De ifous expliquer .sans détour
La présence du Coq qui tant S)Ous émerveille.
\)ERS LES CIKES 93
Demandez a' qu'il fait au sein du ^krga azur, Di'bout .sur sa flkhi' isolée.
Lorsque rampe dans la i^allée
Le troupeau des humains dont le pas est peu sûr.
Et pourquoi dans le ciel, où i>ous êtes si folles,
11 demeure graine et serein,
Fixé sur sa tige d'airain.
Tandis qu'en l'agaçant -^os bataillons s'enSlolent.
Interrogez la plus diserte d'entre i^ous.
Oui depuis un siècle maraude.
Reine de la troupe qui rôde Autour des clochetons comme aux forêts les loups.
Lors, elle ^ous dira, finaude en sa réplique.
Pourquoi sur l'humble ou beau clocher Les hommes ont -Ooulu percher.
Tel un drapeau de gloire, un grand Coq symbolique.
Coq flamho-;^anl, orgudl des bourgs d des cités. Coq des Gaules, ardent et fier, le peupte t'aime. Tu fais luire en son âme une aube de clartés Et ta présence ^aut la splendeur d'un emblème
Au long des jours sereins ou sous le ciel coui}ert. Tu nous marques les i^ents qui te baisent tes ailes. Et par les nuits d'orage, au milieu des éclairs. Tu semblés nous -Verser des aurores noui>elles.
Passant, daigne leifer les ^eux if ers ton clocher. Et rien qu'à -^oir, lueur dans le matin surgie. Ce Coq, pieux gardien, tel un phare au rocher. Tu comprendras alors sa leçon d'énergie.
Il dit, héraut du ciel, qu'il aime le soleil Et que, ferme et constant en sa ^ertu tenace. Il peut sonner un Jour un glorieux réi^eil, Etant toujours debout et fidèle à sa race.