‹ Les corneilles sur la tourChapitre 51 sur 80 · LES TACHES · texte numérisé non relu

LES TACHES

L'oiseau noir qui jacasse au faîte de la Tour Et scrute les humains d'un oeil froid de >Jautour, Voit mal ou de trop haut nos métiers et nos tâches. Il a peur de nos cris et nos gestes le fâchent. Nous de>Jenons pour lui de hideuK ennemis Habitant la Cité grouillante des fourmis. Dédaigneux de comprendre un instant nos mer>Jeilles Il se gausse de nous, des tra>3auîC de nos Veilles, Du labeur dépensé pour n'acquérir que peu. Sur nos défauts sans nombre il jette tout son feu Et conclut en criant : A quoi bon tant de zèle? D'en bas l'Homme répond : Ah! si j'aVais des ailesî

\)KRS LKS CIMES

La pcHk itiUi' est agréable à conkmpler. On la i)oil de parlouf, el e'exl toujours la même île de pierres accumulées, émergeant d'une mer de T>erdure D'entre les pierres, il surgit quelques rocs ST?eltes et dentelés, ce sont les flèches de ses églises, jadis phares des âmes.

RKMf de GOURMONT.

Yoid qm dam k soir fermai Un dcrnkr ra^on de soleil Réchauffe encore loutes choses.

Redonne un semblant de gaieté Au Visage de la Cité Et se reflète aux Hitres closes.

Les oiseaux des tours, aux aguets.

Semblent à cette heure intrigués.

La corneille la plus sans gène j^'o.sant se poser au clocher.

Tourne, en criant, .sans s'approcher Du Coq qui pré.side à leur .scène.

Elk.s h' nargum'nf amf fois, Lti connaissait depuis des mois.

Mais ce soir, au dire de toutes.

Ce Coq de bronze les surprend :

Jamais il n 'apparut si grand Au-dessus des champs et des routes.

Jl semble planer sur le bourg Sur le -berger, sur le labour.

Et, fol, orgueilleux, dans la brise Lancer, tel un chant claironnant, Â tout allant, à tout -tenant.

Quelque noble et fi ère devise.

Le soleil blond qui disparaît Et meurt derrière la forêt Agonise à sa crête rouge.

Et la gent criarde des tours S'effare et i)ole aux alentours Du Coq doré qui ^ibre et bouge.

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