LE PUITS
T^iroir du ciel, ô puits de lierre couronné,
D'un ra-yon de soleil dès l'aube illuminé,
Tu reflètes le soir la pâleur des étoiles.
A la minuit sonnant une fée auyr longs Voiles
Vient peut-être Y mirer son Visage changeant
Ou raVir à la lune une flèche d'argent.
A l'heure où ton eau fraîche est un souffle qui gèle,
Les amoureuK, les fols penchés sur la margelle,
Laissent flotter le rêVe et Vaguer les propos.
O puits, que n'ont troublé les Vents ni les troupeauK,
Ton cristal est si pur au fond du jardin sombre
Que l'aile d'un corbeau n'Y fait pas même une ombre.