‹ Les corneilles sur la tourChapitre 73 sur 80 · LE PUITS · texte numérisé non relu

LE PUITS

T^iroir du ciel, ô puits de lierre couronné,

D'un ra-yon de soleil dès l'aube illuminé,

Tu reflètes le soir la pâleur des étoiles.

A la minuit sonnant une fée auyr longs Voiles

Vient peut-être Y mirer son Visage changeant

Ou raVir à la lune une flèche d'argent.

A l'heure où ton eau fraîche est un souffle qui gèle,

Les amoureuK, les fols penchés sur la margelle,

Laissent flotter le rêVe et Vaguer les propos.

O puits, que n'ont troublé les Vents ni les troupeauK,

Ton cristal est si pur au fond du jardin sombre

Que l'aile d'un corbeau n'Y fait pas même une ombre.

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