LE BATON
j'ai grandi sur la haie où fleurit l'églantier, Près des champs de blé noir que borde le sentier. Un matin de printemps, plein de sè>Je et de force, La serpe au fil aigu fit saigner mon écorce. Un jeune gars adroit, d'un couteau d'artisan, Me sculpta. Je devins bâton de pa-^san. L'âpre gourdin de frêne est un gardien fidèle, j'ai rossé le rôdeur, j'ai ^idé la querelle Et battu le pa>Jé de la -Cille et du bourg. Si jadis, à l'enfant, je semblai rude et lourd, je demeure aujourd'hui, sec et tout d'une pièce, L'ami siàr et l'appui de sa Verte -vieillesse.