‹ Les corneilles sur la tourChapitre 74 sur 80 · LE BATON · texte numérisé non relu

LE BATON

j'ai grandi sur la haie où fleurit l'églantier, Près des champs de blé noir que borde le sentier. Un matin de printemps, plein de sè>Je et de force, La serpe au fil aigu fit saigner mon écorce. Un jeune gars adroit, d'un couteau d'artisan, Me sculpta. Je devins bâton de pa-^san. L'âpre gourdin de frêne est un gardien fidèle, j'ai rossé le rôdeur, j'ai ^idé la querelle Et battu le pa>Jé de la -Cille et du bourg. Si jadis, à l'enfant, je semblai rude et lourd, je demeure aujourd'hui, sec et tout d'une pièce, L'ami siàr et l'appui de sa Verte -vieillesse.

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