M. Molé était ministre de la marine depuis deux mois
2. Le comte Duplessis-Parscau, alors commandant des élèves de la inai'iiu' à Brest.
?4i LES CORRESPONDANTS DE J. JOURERT.
Nous avons déjà raconté qu'à cette époque M. Joubert, dont la santé chancelante inspirail des inquiétudes, avait pris i^tiabitude de passer une partie de la journée dans sa chambre; il demeurait assis dans son lit, à demi vêtu d'un spencer de soie et entouré de ses livres favoris. Les visites ne lui manquaient pas, et madame de Chateaubriand était très empressée aie distraire; elle venait prendre de ses nouvelles le matin, en sortant de l'église, et passait souvent une partie de l'après-midi dans sa chambre, charmée par la conversation de M. Joubert et le charmant lui-même par toutes les originalités et toutes les spirituelles saillies d'une verve étincelante. Madame de Chateaubriand ne se privait pas d'ailleurs de plaisanter le malade sur des précautions dont l'événement ne devait que trop bien démontrer la nécessité.
A M. JOUBERT
« Je suis sortie hier par le vent du nord ; aujourd'hui je suis malade; le Chat a aussi mal à lajambe.
» Vous vous rappelez noire neveu Blossac, que j'avais en horreur? Eh bien, il est destitué par le grand Laîné^ et cela pour avoir bien fait; c'est, je crois, la première fois de sa vie; aussi le voilà chassé et à notre charge, lui, sa