‹ Les correspondants de la marquise de Balleroy (volume 2)Chapitre 28 sur 90 · I.e ixn a diMuio à M. ('.haniillart un brevet de · texte numérisé non relu

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de: la marquise de balleroy 23

îlu Saint-Esprit. Il en avoit déjà eu de pareille somme, ainsi il ne la vendra plus, et M. de Maisons se passera du cordon bleu.

() janvier 1708.

Une petite chanson, madame, cela ne sauroit rien gaster à vos affaires. Le sujet en est comique et tout nouveau. C'est la survivance de la charge de secrétaire d'État accordée au fils de M. Chamillart :

Dans les désordres d'à présent, Espérez- vous, Louis le Grand, Pouvoir reslablir vos afTaires Avec le petit Ctiannillart :

Il ressemble fort à son père.

Mais il ne sait pas le billard *.

On prétend qu'il commença hier à faire les fonctions précoces de ministre par des signatures. Faites, s'il vous plaît, vos réflexions là-dessus de vousmême ; les nôtres sont faites, mais elles ne s'écrivent point. Cette confirmation sera bientôt suivie d'un autre sacrement. On parle de Mlle de Mortemart. Voilà ce que c'est de bien faire ses études. Il soutint l'année dernière des thèses de philosophie de bonne grâce ^ Le voilà dans le ministère, et bientôt dans l'aUiance de la famille royale. Faites bien valoir cet exemple auprès de MM. vos enfants,

1. On sait que c*est en jouant au billard avec le roi que Chamillart plut à ce prince.

2. Agé seulement de dix-huit ans, le marquis de Cany s'appliqua avec ardeur aux travaux de sa charge et dès le début il se fit apprécier de tous.

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madame ; ils en feront mieux leurs thèmes. Le siècle présent pourroit encore leur fournir d'autres modèles plus dignes d'attention, ne fût-ce que celui du jeune roi de Suède. Il n'est question ici que de lui. Après la gloire qu'il \ient de s'acquérir par l'abdication du roy Auguste, on prétend qu'il veut avoir celle de rétablir les deux électeurs, de faire élire un roy des Romains en la personne du roy Auguste pour le consoler de la couronne qu'il vient de luy oster et enfin de donner la paix générale à l'Europe. On le croit à l'heure qu'il est en Bohême, pour commencer ces grands ouvrages, après avoir fait entrer dans ses desseins les roys de Pologne et de Danemarck, aussi bien que les électeurs de Brandebourg et de Saxe, etc. Ce sont peut-être des idées chimériques dont on nous berne, mais elles font plaisir. Voici quelque chose de plus réel :

M. l'archevêque de Rouen vient de donner à M. de Gouez un archidiaconé de 2000 livres de rente, qui joint son grand vicariat de Pontoise. Ainsi le voilà maître d'un grand territoire, et il ne lui manque plus qu'une mitre et une crosse. Il y a plus de trente évêques de France dont la juridiction et les domaines ne sont pas si étendus.

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