Mort soiilcMiiont le 4 mai
2. Françoise de Mailly, 1111e du comte de Mailly et de Marie de Sainte-Hermine, mariée en 1700 à Louis Phélypeaux, mère de La Vrillière, seerélaire d'Etat.
3. Charlos-Paul de Montmorency-Luxembourg, lieutenant général, marié en 1713 à Catherine Le Tellier : il guérit; mais sa femme, qui s'était enfermée avec lui pour le soigner, en mourut le 21 octobre; il se remaria dés le 19 avril 1717 avec Anne de ILirlus.
i. Le marquis d'Angennes, colonel du régiment de Normandie: Dangeau remarque qu'on attribua aussi sa mort à un duel.
jours. La liste seroit trop longue pour vous la faire. M . le prince de Gonty est assez mal . Les marques de sa petite vérole, au lieu d'être rouges, sont blanches comme dulait, ce que les médecins n'ont jamais vu. Le frère du Soleil * a guéri M. de Chartres, malgré Ghiraq , en le nourissant bien et en empêchant les saignées et tout autre remède.
Caumartin de Saint- Ange.
Septembre 1716.
Voici une anecdote secrète dont je ne vous réponds pas de la vérité. M. deNicolay, premier président de la chambre des comptes, ayant été chez M. le duc de Noailles pour lui faire des remontrances au sujet de quelque contestation entre la chambre de justice et la chambre des comptes, M. le duc de Noailles le reçut assez froidement. M. de Nicolay, piqué de Taccueil, lui dit : « Il y a deux cents ans que nous possédons dans ma famille de père en fils la charge de premier président ; mes ancêtres ont toujours été écoutés favorablement dans les remontrances qu'ils ont bien voulu faire, et ce n'étoit point aux vôtres qu'ils les faisoient. »
La Heuzé de l'Opéra est morte. M. le duc de Noailles en a pleuré des larmes de sang : on dit que c'est du sang du peuple. Voilà tous les mauvais discours qui se tiennent et toutes les mauvaises
\, Apothicaire de la maison des Jésuites.
88 LES COKRESPONDANTS
nouvelles dont on parle. Il n'y en a point de bonnes à vous mander.
Louis XV osl, dit-on, débile.
El le prince-régent, à succéder habile, Galoppe au trône. Eh bien ! qu'en penses-tu ? La France alors seroit d'allégresse remplie, Si d'Auguste en ses mœurs il monlroit la vertu Comme en sa tille on voit la vertu de Julie.
Je viens d'apprendre que M. Tablé de Louvois a
la petite vérole, dont il est à l'extrémité ^ 11 a reçu
le bon Dieu : cela ne lui a rien fait et Ton espère
qu'il n'en reviendra pas.
Argenson.
Paris, G septembre 1716.
Le 1" de ce mois, on fit le service du feu roy à Saint-Denis, où il n'y eut que les princes qui y assistèrent. M. le duc du Maine et de Toulouse y étoient du nombre. Les compagnies n'y allèrent point. Le lendemain , le roy quitta le deuil, et cela fut fort brillant. L'après-dîner, le roy Talla passer chez Mme la duchesse de La Ferté, pendant que l'on détendoit son appartement \ Mme de La Ferté avoit fait parfumer rentrée de la rue Richelieu, à cause du mauvais air :
1. Gunillc Lo Tollier, fils du marquis do Louvois, secrétaind'État, et de Anno de Souvré, chanoine de Reims, bibliothécaire du roy, de rAcadéniie française, refusa révèchê do Clermont en 1717 et mourut lo li novonibro 1718. C était un homme instruit, do valeur, mais dont sa réputation janséniste brisa la carrière.
± Madeleine d'Angennes, seconde femme du maréchal duc do La Ferté Saint-Noctairo, veuve en 1703.
elle fit une collation à Sa Majesté magnifique, feu d'artifice, boëtes^ marionnettes et combats de bêtes, et le roy fut fort réjoui.
M. l'abbé de Louvois a pensé mourir ; on dit aujourd'hui qu'il se porte mieux.
Le chevalier de Girardin.
il octobre 1710.
On a enterré hier M. d'Angennes, qui a renvoyé en mourant les billets de Mme de La Carte * : on prétend que ce n'est pas de la petite vérole qu'il est mort, mais du coup d'épée que lui a donné M. de Lautrec. L'abbé Servien * fut ramené, il y a quelquesjours, chez lui, dans un fiacre avec un jeune homme qui le soutenoit. On ne sait pas où il avoit soupe : il y étoit tombé en apoplexie. 11 mourut trois heures après sans retrouver sa connaissance.
Le maréchal de Montrevel \ qui agonise actuellement, a voulu faire réparation avant que de mourir à M. Le Gendre, intendant, dont il avoit fort flétri la réputation. Il a déclaré que tout ce qu'il en avoit
1. CliarloUe de Saint-Nectaire, fille du duc de La Ferlé et de Madeleine d'Antennes, mariée à Gabriel Thibaut, marquis de La Carte, capitaine des gardes du Régent.
â. Fils du surintendant et frère de la ducliesse de Sully ; mis à la Bastille pour un propos dit contre le roi à l'Opéra, il n*en sortit qu'en 1715.
3. Le marquis de la Baume, < favori des sottes et des modes * . dit Saint-Simon, mourut de la peur qu'il ressentit d'avoir renversé une salière en dînant chez le duc de Biron.
<3crit en cour étoit faux et qu'il avoit sujet de le croire honnête homme.
M. le duc d'Orléans avoit accordé à M. le Duc le privilège général et exclusif de faire de l'amidon dans tout le royaume; un traitant lui en donnoit 1 00 000 livres de rentes et 30 000 à M. le duc d' Albret ; mais, comme on a représenté à Son Altesse Royale <iue ce privilège ruineroit sept à huit mille familles qui vivent de ce métier-là, il a envoyé l'ordre à M. le duc de Noailles le représenter à M. le Duc, qui a renoncé au privilège fort généreusement.
Argenson.
Paris, 10 novembre 1716.
Il y a déjà eu 51 personnes taxées à 50 millions 300 000 livres; mais ce ne sont pas les railords. M. Poulticr en a été quitte pour sa charge d'intendant des finances, dont il n'aura point le remboursement \
L'ancien évéque de Gondom met la réforme à l'abbaye de Saint-Victor de Marseille *.
Le cardinal de Noailles a ôté tous les pouvoirs aux Capucins, à la réserve de trois, qui confesseront les autres.
On parle fort du mariage du comte de Gharolois avec Mlle de Chartres.
h Taxé à 350 000 livres, co qui irempècha pas son fils de devenir intendant de Lyon et conseiller d'État. 2. Louis Milon, nommé en 1693.
Le Père de La Ferlé *, assisté du Père de Trévoux, est venu supplier le Régent de le dispenser de prêcher TA vent devant le roy. Son Altesse lui a répondu qu'il lui faisoit grand plaisir.
On commence à savoir plusieurs taxes des gens d'affaires. M. Châtelain a 2 millions 300 000 livres; il lui restera encore 40 000 livres de rentes. M. Aubert a 1 200 000 livres; M. Ferlet, trésorier des Suisses, 900 000 livres ; M. de La Vieuville l'aîné, 800 000 livres, et le cadetSOO 000. Le secrétaire de Bour\alais a 500 000 livres et son barbier 150 000.
Gaumartin de Saint-Axge.
18 novembre 1716.
M. le cardinal de Noailles a retiré tous les pouvoirs qu'il avoit donnés aux Jésuites, à la réserve des confesseurs de la reine d'Angleterre, de Madame et du Régent, qui ne pourront confesser d'autres personnes.
Gaumartin de Saint- Ange.
2îi novembre 1716.
M. Doujat, intendant de Valenciennes ^ s'est trouvé un beau matin sans un seul domestique. Le premier valet de chambre gardoit l'argent des cartes, et, chose étonnante, la somme amassée montoit à 60 000 livres. Get honnête valet l'a emporté et a