Le duc dWntin était le flis légitime de Mme de Montespan
144 LES OOEUSPONDANTS
0 y a dix ans, à 30 sols tu parterre, 6 livres premières loges, etc. L*abbé du Bois entre au conseil des affaires étrangères; de plus le Régent vient de lui donner la chai^ de secrétaire de son cabinet tenant seul la plume, et il rembourse le brevet de retenue qu'avoit là-dessus M. de Gallières.
Argenson.
7 avril.
On prend de M. Le Camus, premier président de la Cour des aides, la chai^ de prévôt de Tordre du Saint-Esprit pour 400 000 livres pour payer partie de la taxe de sa belle-mère qui est de 550 000. On fera passer le cordon sur la personne de M. le Ghaucelier, et on donnera ou vendra la charge je ne sais à qui ^
La charge de maître de la garde-robe de Mgr le duc d'Orléans, vacante par la mort de Bréauté ^, est donnée à M. de Noce ', et Plu vaux \ l'autre maître do la garde-robe, est fait premier gentilhomme de la chambre honoraire, avec permission de vendre sa
I. Ce changement n*eut lieu quVn 17âl, par cession volontaire au marquis de Breteuil.
â II était mort dès la fin de Tannée 4716, jeune, et dernier de son nom.
3. Le marquis de Noce, un des fameux roués de la Régence, fut disgracié par Tinfluence de Dubois, mais rentra plus tard en grâce.
i. Son père avait exercé la même charge et était mort au siège de Turin.
charge, ce qu'il fait pour 60 000 écus à M. de la Villeneuve, colonel du régiment d'Orléans.
Madame est tombée dans des assoupissements qui font craindre pour sa vie.
Voici bien autre chose : le czar vient ici, et le roy deffraye depuis l'entrée du royaume ; Sa Majesté Impériale sera avec tout l'incognito possible.
Breteuil.
10 avril.
Le synode des curés de Paris s'est tenu à l'ordinaire après Pâques ; mais M. le cardinal de Noailles y est venu, ce qu'il n'avoit pas accoutumé de faire, et leur a fait lire son corps de doctrine, les priant de l'examiner pendant un mois pour en dire ensuite leur avis. « J'aurois encore, leur dit-il, une chose plus importante à vous communiquer; mais il y a quatre heures que notre conférence dure : il faut vous renvoyer. Je vous dirai seulement que j'ai pour le pape le respect et l'obéissance qu'on doit au vicaire de Jésus-Christ, et je vous recommande d'inspirer les mêmes sentiments à vos paroissiens. » Pas un des curés n'ouvrit la bouche, et chacun se retira en grand silence.
Le cardinal de Noailles a refusé les ordres à plusieurs qui ont renouvelle l'appel. Les Feuillants, pour la même raison, n'auront plus de pension et n'iront plus chez le roy.
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excommuniée avant qu'ils eussent pu se pourvoir. Cependant ils ont été bien servis : ils ont obtenu des lettres de chancellerie qui les recevoit appelants comme d'abus; samedi 10, ils ont obtenu arrêt du Parlement, qui fait défenses à l'archevêque. De seize juges^ dix ont été pour l'arrêt; l'avocat général avoit requis en conséquence de l'appel au concile ; le Parlement a jugé cette clause trop importante pour l'insérer dans l'arrêt sans prendre les ordres du Régent. Le conseil de régence a été d'avis que la clause devoit y être mise. L'arrêt fut signé hier. Cela a fait dire à bien des gens que le Parlement avoit reçu l'appel des ([uatre évoques. Cela n'est pas absolument vrai, mais, comme vous voyez, cela y ressemble assez.
Je crois qu'au premier jour le Parlement recevra nettement et formellement l'appel. Je crois que cela ne peut être fait trop tôt. Rome prétend cause d'ignorance de l'appel et va, à ce que l'on dit, excommunier tous les évoques qui n'ont pas reçu la constitution ; lorsque le Parlement l'aura reçu, la besogne paraîtra plus difficile. Cependant, si Rome passe outre, les esprits faibles sont bien à craindre, puisque ceux même qui sont le plus au fait, lorsqu'ils ont l'esprit affaibli d'une maladie, se laissent effrayer du fantôme. Ce qui vient d'arriver à M. de Harlay le prouve assez. Vous savez que les jésuites, depuis qu'ils sont interdits, n'ont pas abandonné la direction des consciences. Ils donnoient d'abord des
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susceptible des sages conseils du P. Daniel. Gela ne vous fait-il pas ressouvenir de la pauvre Mme Berthier, qui faisoit une araignée de cire, et qui en mouroit de peur ?
Mme de La Trémoille est presque désespérée des médecins *. Un charlatan nommé Cicogne la voit et dit que sans un miracle elle ne peut pas se tirer d'affaire. Cependant elle sort en carosse, et l'on dit qu'elle a encore journellement de grandes complaisances pour M. de Montaubau.
On ne parle plus si positivement sur l'expulsion de Rouillé. II paraît cependant qu'il est moins à la mode ; il régloit seul les affaires des fermes : elles se portent aujourd'hui devant MM. d'Ormesson et Gaumont ^.
M. de La Force fera la révision des taxes avec MM. des Forts, Fagon, d'Ormesson , Baudry et Dodun.
Maupeou achète 750 000 livres la charge de M. de Menars avec 20 000 livres de pot devin, dont 500 000 payables seulement lorsque M. de Menars lui remettra la charge, ce qu'il ne sera tenu de faire que si quelque autre se vouloit faire recevoir ^
1. Fille du marquis Mottier de La Fayette et d'une Marillac; jeune, jolie, mais pas heureuse en ménage, elle ne mourut que le 0 juillet, nommant Tabbé de Caumartin pour exécuteur testamentaire.