‹ Les correspondants de la marquise de BalleroyChapitre 25 sur 79 · Elle n'en mourut pas · texte numérisé non relu

Elle n'en mourut pas

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;orps des marchands est venu an présenter au Urgent qu'il est ruiné par le compte on banque, réduit au quart, et les billetsde banque; que personne n'avoit d'argent, il les ;i baiie il<- fripons et d'avoir volé le public, qu'il donnerait de bons ordres, qu'il fera pendre le premier qui manquera.

Les lettres de Marseille du 14 portent que lu aladie est cessée entièrement, comme par nÛNCto; les 200 galériens qu'on avoit relâchés pour enterrer les morts avec promesse de leur liberté tuoient les rnaJaib's an lit et voloient les maisons; il v en a m ilirlmv sur la roue eu avoir tué i'22. Les iffieiers, ayant remis les autres aux fers, choisirent »0 forçats parmi les Turcs, à qui ils promirent leur berté et 100 livres dr récompense. Les olliciersà leur tète firent enlever les corps, nettoyer les maisons et les rues, en sorte qu'en trois OU quatre jours [arseille fut tout changé : les fontaines coulent mme ci-devant; le vent du austral, qui est (ofl ad, a purifié l'air; les malades sont convalescents, d est tnorf 1res peu de monde. L'évéque se porte 1 : il n'a perdu qu'un aumônier avec un de domestiquée. On compte qu'il est mort plus de OM personnes et que les trois quarts du monde t sortis de la ville. Le cardinal de Noailles apprit mort de son frère a trois lieues de Chàlons et

vint ii GonfitttS : c'est d'une apoplexie '. Monseigneur dt NgriBCB, Hït OBM du cardinal, n'ovaii pas

20 septembre.

J'ai un Grécourt pour vous. J'attends les mémoires de L'Estoile et les Voyages de - Robinsoo Crusoé que Ton doit m'envoyer de Flandre, car cela est si cher que je n'ai pas voulu Tacheter ici.

Il y a eu ces jours-ci ici bien du tapage au Grand Conseil ' et votre cousin % toujours curieux de bonne besogne, avoit demandé que les lettres patentes sur la Constitution, le Corps de doctrine, etc. (sic). Une doutoit pas que le crédit qu'il a sur ses compagnons Je contentement général de tout le monde, l'envie d'obéir et la bonté de la chose par elle-même ne lui fissent emporter l'enregistrement double. Il harangua pathétiquement le semestre d'été, le 18 et le 19; il leur représenta qu'une compagnie qui avait enregistré le concordat seroit comblée de gloire si elle enregistroit encore ceci. Il y avoit sur cela de belles choses a dire : je ne doute pas qu'il ne les ait toutes dites, mais le malheur voulut qu'il ne persuadât pas. Les uns lui dirent qu'il avoit eu tort de s'attirer pareille besogne, qu'il la devoit éviter, de peur de commettre la compagnie; les autres, que, le Parlement ayant refusé pour de bonnes raisons,

rétracté son appel, ni signé le Corps de doctrine. Il mourut à Samchâteau des évoques, aux portes de Chalons-sur-Marne.

i. Ne réussissant pas encore auprès du Parlement, la coor tenta de régler l'affaire de la Constitution avec le Grand Conseil.

± M. de Verlhamon, premier président.

I n'était pas disposé à manquer à son devoir, etc. Toutes ces contestations tinrent tout le malin du premier jour. On remit à trois heurs de relevée pour achever d'opiner. A quatre heures, M. de La Vrilliere arriva avec des lettres de jussion, dont le

fondement étoit que depuis le 14 la compagnie avoit

les lettres patentes/que l'on avoit eu tout le temps le les examiner, (mêle Roi leur ordounoit d'obéir en es enregistrant. Toute la compagnie unanimement lil qur. ne if s ayant reçues que ce jour-là même, ce que Ton avoit avancé pour précédent n'étant pas véritable, l'on pouvoil sans désobéissance les rendre. jM. de La Vrilliere rentra et leur dit qu'il étoit aisé de changer.... dans les lettres; mais qu'au fond le Uni routait être obéi, et que ce serait contraire à ses ordres que de différer.

A[U'('-s qu'il fut parti, le tapage recommença. Le premier essaya bien des discours fâcheux. Il prit à émoin un des quatre maîtres des requêtes présents 9 toutes les choses ridicules que l'on lui disoit en manquanl de respect aux ordres du Roi et à l'autorité de sa place; qu'il les prioît d'en rendre compte au Régent. Sur cela un conseiller lui dit qu'il ne eraignoit pas cela de ces messieurs, qu'ils étaient trop honnêtes gens pour manquer au serment qu'ils avoieul ait à leur réception de tenir les délibérations secrètes 1 de nommer personne sur les avis dont ils avoieul ;té. Od se sépara aussi peu avancé que le matin. Depuis, les délibérations ont recommencé soir et

matin. Hier enfin la séance dura jusqu'à quatre heures après midi, et rien ne fut conclu, si ce n'est qu'on refuseroit les lettres patentes.

M. de Richelieu rencontra l'autre jour Lass au Palais-Royal ; il lui dit que depuis le système il ne voyoit plus une pistole, que tous les fermiers achetoient du papier pendant qu'ils recevoient l'argent de leurs fermiers; qu'ils seraient incessamment eu état d'acheter les fermes et qu'il faudrait qu'il cherchât à gagner sa vie. Lass lui répondit avec une noble fierté qu'il importoit peu au Roi entre les mains de qui fût le bien. Le petit duc réprima sa colère après un premier geste et dit qu'il n'avoit pas envie de retourner à la Bastille.

Le bruit est fort qu'on veut retirer un solitaire de sa retraite, mais qu'il refuse *. Boissy.

... septembre.

Si Mme la marquise de La Cour peut lire mon écriture et s'accommoder des nouvelles que M. le marquis m'a prié de lui mander, elle aura la bonté d'ordonner pour acheter du papier; personne n'a d'argent à Paris ni crédit. *.

24 septembre.

Mon prieuré et mon petit chien sont choses toutes différentes, et grande attention, je vous prie, à ne

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