Médecin très prôné alors par Voltaire
2. Marie-Anne cTAremberg, veuve de Egon de La Tour, dit le prince d'Auvergne, colonel de cavalerie, qui passa en Hollande sous Louis XI V et devint notre ennemi acharné, mort en 4710. Elle se retira û Port-Royal, cl, y étant tombée malade Tannée sui-
Paris, 3 septembre 1721.
Le 24 août, le Roi assista pour la première fois depuis sa maladie au Conseil de régence, qui, au lieu de durer trois heures, comme de coutume, finit au bout d'une demi-heure.
Le feu qui se tira le jour de sa fête ne réussit pas comme on Tavoit souhaité : la pluie en fut cause ; deux ouvriers furent dangeureusement blessés. Les artificiers de Paris en doivent donner un second pour leur compte. Entre les bouquets présentés au Roi, celui du prince de Conti passe pour l'un des plus splendides : il consistoit en HO perdreaux rouges vivants que ce prince avoit fait porter dans des cages et que le roi a fait lâcher dans le parc de la Muette.
Le 26, le Roi, après avoir entendu le salut à Saint- Louis-en-FIsle, alla collationner à l'hôtel Lesdiguières chez le maréchal de Villeroy. Le Roi a donné les grandes entrées aux ducs de Rouffiers, de Montmorency et au comte Ligny, frère putné de ce dernier.
Le chevalier de Vauluizé, riche gentilhomme
vante, avant de recevoir les sacrements, elle appela la princesse de Conti, qui était engagée dans le même procès en attendant l'issue du jugement de sa demande en séparation, et lui avoua avoir épousé son écuyer, Mézy, et en avoir deux filles, et un fils qu'elle désirait voir en présence de toule la communauté. Les enfants furent amenés, et, le mariage ainsi déclaré, la princesse se remit, car elle ne mourut qu'en 4736, et on crut que sa maladie n'était qu'une comédie montée pour arriver à ce résultat. La fille unique qu'elle eut du prince épousa un prince de Baviére-Sultzbach.
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breton, épouse Mlle de Chausseraye, nièce de la fameuse Mlle de Chausserave, autrefois fille d'honneur de Madame. Sur des bruits qui ont couru du rappel de M. Lass, Mme Lass a reçu depuis quelques jours la visite d'un grand nombre de personnes qui l'avoient abandonnée.
Samedi, il y eut une magnifique partie d'échecs à Malinot, près de Meudon , maison de campagne de l'envoyé de l'empereur. Ce ministre, le comte de Straffort, le chevalier Sutton, ambassadeur d'Angleterre, M. Landi et plusieurs autres étrangers de considération en étoient spectateurs et parioient les uns pour le comte de Gordon, Ecossais, les autres pour le jésuite qui jouoit contre lui et qui perdit.
6 septembre.
L'abbé de Saint- Albin a obtenu la dispense de se faire prêtre à vingt ans \
Marbœuf, mousquetaire, a été tué par le guet.
On reparle du mariage du duc de Chartres avec une infante du Portugal.
On dit que la peste est entrée en Auvergne.
13 septembre.
Il n'y avoit à la fête que M. le Duc a donnée au Roi à Vanves que la duchesse mère et le comte de
1. Il fut ordonné prêtre le 19 septembre, au séminaire des Bons- Enfants.
DE L,\ HAItQCfSI DB BAU.EROÏ
,lermont. Le Régent ni les autres princes du sang ie s'y trouvèrent pas '.
Il n'y a plus de peste à Marseille ni à Toulon. Sis ille familles de marchands étrangers demandent à stiir s'y établir. Elle n'est ni en Auvergne ni eu oitou.
On annonce de Reims que le cardinal de Mu.dk t à l'extrémité î.
I ni' compagnie offre au Hui de lui remettre 00 millions en vieilles espèces, pourvu qu'on leur il donne le 10e. On a refusé. Madame prend le remède de Binache. On parle 'abattre les deux pavillons du collège des Quatreatious qui avancent dans la rivière.
t. Il y nvaît Viftgt-tcola dames; la marquise de Me BlincelaEl
ni*; il y BOl BtMSflA, COIMjert, i''u (Tarllflce. 2. Il mourut ce Jour mène, dam son É&bbja de Balnl-Thlerry, i portes de Hennis, à soixante-trois us. San attaque d'apoplesic fui causée par un violent accès de colère. Il avait emporté, de Paris
(OeaJtWtleUrps.JVxilpotjrtlcst'ccIt/siiislJijUF-iU'S Iinrése. Arn-
mi.'i liiini- ,ii.i eommoncomcnl rie septembre, il en eupodiii seine à
■s i'uivs do ojimjinjiio, on g;mhni tes auins j r ses chanoines,
-i'i, prévenu*, i.'Siiluiiin do ne DM assister aux oriiccs dn lu Conception et oblinrent dos religieux do l'abbaye de Saint- Reray de foire leur service dans le ehOMir de l'igllM du monastère. Le matin de «Jour, la cardinal Bfiln danasa catthOO>aJe, et,qoola.lie surpris de tnir hs siidks Mil:-, nyml a|i)>iis un'mi avait sihiih' '■ 1 l'ordinaire; il alla s'hsitnller. If dm célébrer la BUSH
■ mil cnapeklD al rentra hirieui chei lui ; il assista de
iem m rtpna, L" lendemain, il en écrivit nu lièrent, qui lui lit
répondre, disant au comte de Mailly : < Votre oncle
- '-lui eela de ma part; il ne sait oo qu'il veut, Il
S viuii pas de son chapitre, et il le demande. » Cette réponse im-
. iHleinnil k enrdinnl, qui tomba le 0 60 apoplexie Bl
i> paralysie.
25 septembre.
Le cardinal de Mailly est mort le 13. Cet archevêché n'a pas encore été donné depuis le refus qu'en a fait l'évoque de Fréjus. On le donne dans le public au cardinal de Polignac et à l'archevêque de Rouen f.
La grande-duchesse de Toscane mourut, le 17, âgée de soixaute-seize ans f . Le duc de Richelieu rentre par cette mort en possession de l'hôtel où demeuroit cette princesse dans la Place-Royale et qu'il lui avoit vendu à vie. Le corps de cette dame a été porté avec peu de cérémonie, le 19 au soir, dans le monastère des chanoinesses de Picpus, où il fut enterré dans le cloître au rang de ceux des religieuses en exécution de son testament. Elle lègue 300 000 livres à chacun de ses deux enfants, un beau collier de 250 000 écus à la duchesse d'Orléans ; elle nomme la princesse d'Espinoy, sa parente et sa bonne amie, sa légatrice universelle. Elle fait présent de son cabinet de curiosités à M. le Chancelier, comme exécuteur testamentaire. Elle donne 3 000 livres à chacun de ses domestiques et des pensions raisonnables à ses officiers et à ses femmes. Elle avoit 120 000 livres de revenus