Timon le Misanthrope* de M. de Lisle
4. Le Mercure mentionne 2000 livres. Voltaire reçut ce secours ù cause de la situation précaire dans laquelle le mettait le testament de son père, mort à la fin de 4724, fait à l'avantage de son (Us aîné.
Les comtes de Saint-Jean de Lion ont obtenu du Pape le privilège de porter une croix d'or à pointes au cou.
M. le Duc a remis 50 000 actions.
Coypel, peintre, est mort d'hydropisie le 7.
M. Martinet, gendre d'Helvétius, est mort *.
La Compagnie des Indes a eu 6 millions de bénéfices de la vente de ses marchandises.
M. de Fargis ne sera plus des soupers du Palais- Royal*.
12 janvier 1722.
Si j'avois beaucoup de nouvelles à vous mander, je me sentirois en humeur d'écrire; mais que vous dire d'intéressant?
Que l'inondation de Pétersbourg n'a fait que des dommages, mais nulle destruction; cependant, puisque cela arrive, le czar n'en fera pas apparemment si grande merveille qu'il espéroit.
1. Martinet, originaire d'Orléans, avait pris service dans la marine espagnole ; en juin 1718, le' Roi le fit lieutenant général des armées navales.
2. 11 y avait eu à la fin de décembre une scène regrettable au Palais-Royal; Mme du Brossay, en soupant avec le Régent, avait raconté très vivement de fâcheux détails de galanterie que Ton peut lire dans Marais, tome II, page 210. M. de Fargis, qui détestait Mme du Brossay parce qu'elle avait brouillé Mme du Défiant avec Mme d'Averne, raconta l'histoire et s'attira le mécontentement fortement exprimé du prince. Mme de Brossay était née Ursule Morin de Pontmartin, mariée en 1714 à Daniel du Moulin, sieur du Brossay, capitaine au régiment Kérouartz. M. de Fargis, gentilhomme de la chambre du Régent, était fils de Delrieux, maître d'hôtel du Roi.
DE LA MARQUISE DE DAI.LEROV il;i
Que le sieur Frémont a lu goutte '.
Que celle de Saint-Herem le fuit crier comme un able '.
Que le (lue d'Alluvt l'a toujours et ne s'est point babillé depuis deux mois.
Attentiez, je vais vnus eu donner une grande : M. de Bouillon a quitté l'eainle-vie et ne la remplace qu'avec du lïustatoire (sic).
CuMUlTlX DE BoiSSY .
La tragédie tfalïomulus, donl.M. de La Motte «si l'auteur, a été jouée pour la première fois, le 8 de oe mois, avec un succès complet J.
Le ballet des Éléments fut joué le 12 pour la troisième et dernière fois; le Roi n'y dansa pas et ne dansera plus sur le théâtre.
Il est faux que M. Roy ait reçu des lettres de jussion pour entrer ii l'Académie françoise.
i. Lieutenant général, arrivé par son seul mérite, élanl cadet de Normandie sans fortune; il n'émit pas marié el mourut très pieusement et très estime de tous, au mois île juin.
-2. De l';iiicienne maison de Montmorin de Satnl-HéMBn, gouverneur Je Fontainebleau; il était lié avec M. de Caumartin, car c'est à lui qu'il adressa une lettre imprimée pour prouver sa rjoblesae en Auvergne, ses alliances avec la maison de La Tour el même de Bourbon, en réponse à la Vie du maréchal de Bouillon, où l'abbé Marsollier représentait sn maison comme beaucoup moins importante. Mort également au mois de juin.
3. C'est a l'occasion de celte pièce que M. de La Motu lit juuim |.i>iir i,i pmnUm fois une petite comédie avec sa tragedhi Gel usage fui toujours boIi ■
M. de Simiane * et le prince d'Auvergne eurent ces jours passés quelque contestation dans la chambre de M. le Régent, et, quoique quelques malintentionnés aient fait courir le bruit qu'ils en étoient venus aux mains et que le premier avoit fait appel au second, l'affaire n'a aucune suite jusqu'à présent.
On assure que le Régent doit remettre la feuille des bénéfices au cardinal de Rohan.
Le P. Portail, de l'Oratoire, frère du président, est nommé pour prêcher le carême devant le Roi.
On parle du mariage du président de Maisons, veuf depuis sept semaines, avec Mlle de Tilières *.
Les consuls de Marseille ont écrit au commencement de l'année une lettre pleine de respect an maréchal de Villars, gouverneur de Provence, en le priant d'accepter une pièce d'étoffe d'or dont ils font présent à la marquise de Villars, sa bru ; cette pièce a été faite exprès dans la manufacture de Lyon et revient à 300 livres l'aune.
Le duc de Lauzun veut suivre l'exemple de M. l'abbé de Dangeau et se retire aussi au noviciat des Jésuites; il y a déjà fait préparer sa chambre 3.
MM. Rrossard, conseiller au Parlement, Maboul, maître des requêtes, et Arouet, payeur des gages
1. Premier gentilhomme du Régent depuis la mort de son frère en 4718.