Olympe de Brouilly, fille du marquis de Piennes, mariée
lui ôter. M. de Lauzun se défend tant qu'il peut contre la mort, malgré quatre-vingt-douze ans qu'il a ; il s'est fait porter aux Petits- Augustins, où il veut Hre enterré en habit de religion. Il dit ces jours passés à sa femme qu'il ne se soucioit pas de mourir, puisqu'il la laissoit assez vieille et laide pour ne pas lui donner de successeur *.
Voilà finir comme on a vécu ; c'est bien fait de ne pas changer de caractère. Le grand duc a été à l'extrémité aussi bien que Madame Royale, dont on comptoit fort être en deuil cet hiver, au grand contentement de ceux qui, comme moi, n'ont pas le moyen d'avoir d'habits au prix où sont toutes les denrées. Pour épargner un peu, je me suis misa tout faire au lait, moyennant quoi je vis pour huit
sols par jour.
De Maltot.
2 novembre 1723.
Un arrêt du conseil d'en haut rapporte toutes le> informations et pièces du procès intenté il y a deux ans au duc de la Force par le corps des épiciers de la ville de Paris.
on ifi'JO à Louis, duc d'Aumont, premier gentilhomme de la Chambre, veuve le 6 avril 1723. Elle avait été excessivement gourmande, mais pas galante. Son fils avait succédé à la charge de son père, qui vivait amiablement séparé de sa femme; il était d'une humeur tout à fait extraordinaire.
1. Il mourut le 19 novembre; il avait épousé en 1695 une filk du maréchal-duc de Lorges.
DE LA MARQUISE DE BALLËROY 5i5
M. l'abbé Biguon , que le sort a voit nommé
directeur de l'Académie françoise pour le dernier
riraestre, s'est excusé de répondre aux discours
de réception des académiciens nouvellement élus.
l'évèque île Fréjus, chancelier en exercice, a
léclaré que ses occupations auprès du Roi ne lui
termettoieut pas de s'y soustraire pour des discours
^éloquence, de sorte que ee seroit à l'abbé Dubois;
iais il a représenté que les statuts ne l'obligeoieut
ue quand le directeur et le chancelier ne le pou-
oient pour cause de maladie. La réception esl donc
vtardée.
Le Roi a donné les 9000 livres de pension renues par l'abbé Dubois aux trois jeunes d'Espagnac, s de la sœur du cardinal.
Les comédiens françois préparent trois comédies our l'hiver prochain : le Philosophe amoureux, ! U. des Touches ' ; le Faux sincère, de M. de Freny a, et t 'Impatient, de M. do Boissy '. L'auteur les deux pièces en prose et en vers qui gagnent le prix de l'Académie à la Saint-Louis dernière ■st M. de Leviselet, gentilhomme de Taïascon. Le cardinal de Noailles esl en parfaite convales-
r Académie franco!»
lice.