‹ Les correspondants de la marquise de BalleroyChapitre 73 sur 79 · Mort en 1730, laissant sa fortune à M. Duguesseau de Fit · texte numérisé non relu

Mort en 1730, laissant sa fortune à M. Duguesseau de Fit

2. « Parmi les polissons de ce pays, dit Barbier en niarstf» on a fait un régiment de la Calotte dont on a mis tous cflttf auroient besoin d'une calotte et qui ont la tète légère; sur ce F texte on donne des brevets à ceux qu'on initie, et cela en vît**1 piquants, t Ces pièces ont paru en deux volumes in-12(Bàle,tfft

17 novembre.

M. de Montmorin, évoque d'Aire, mourut le 7. Il avoit été marié avant d'embrasser l'état ecclésiastique et a eu quatre ou cinq fils, dont l'un fut nommé son coadjuteur et fut sacré dimanche dernier pour succéder à son père ! .

On assure que le Roi a augmenté l'apanage de M. le duc d'Orléans du comté de Blois et du duché de Vendôme. Le duc de Noailles * fut présenté le 15 au Roi par M. le duc d'Orléans. On parle du rappel du Chancelier et du maréchal de Villeroy.

Les comédiens françois sont allés pour la première fois à Versailles représenter devant le Roi la comédie d'Inès de Castro.

Le curé de Saint-Cyr a présenté à l'Académie des sciences une pendule qui suit exactement le mouvement journalier du soleil par le moyen d'une simple roue et qui a été approuvée.

4. Gaspard de Montmorin, seigneur de La Chassagne, cornette au régiment Colonel Général; veuf en 4701 de Louise de Bigny, entra dans les ordres et devint évêque d'Aire lo 12 juillet 4740. Gilbert, son troisième fils, nommé coadjuteur en 1722, devint évêque de Langres en 4734, pair; mort en 4770.

2. Le duc de Noailles fut amené au Palais-Royal par le duc de Gramont; il voulut se mettre à genoux, mais le duc d'Orléans le releva et l'embrassa à plusieurs reprises en lui disant : Pax vivis, requies defiinctis.

M. de Voltaire est hors de danger *.

Il ne s'est trouvé que quarante-deux personnes au repas que le président de Novion a donné pour la rentrée du Parlement ; on croit qu'il aura la première présidence.

90 novembre.

M. Daguesseau, avocat général, fit la harangue de la rentrée du Parlement. Son discours a mérité l'applaudissement général, et les éloges qu'il fit de feu M. le Premier, de feu M. des Haguais, avocat général, et de M. Fessait, fameux avocat, ont été regardés comme des modèles de la véritable éloquence.

Le 23, l'ambassadeur du Portugal donna une grande fête où la plupart des jeunes seigneurs invités parurent en habits de drap d'or. Mlle de Charolais ouvrit le bal.

Le général des Chartreux avoit envoyé un bref pour exiler dix-neuf religieux refusant l'acceptation ; mais la cour a ordonné de surseoir et leurs raisons doivent être examinées par le garde des sceaux.

M. de Bercy, gendre de M. Desmarets, a été rappelé.

Le libraire Golombet a eu ordre de suspendre l'impression de son petit almanach, à cause des changements qui doivent être prochainement faits.

I. Il avait eu la petite vérole pendant son séjour à Maisons.

Un particulier dont oit ne dit pas le nom, ayant obligé sa femme de sortir de chez lui par ses mauvais traitements et voyant qu'on le poursuivoit eu ostice pour la représenter, de concert avec deux jttftmta de cette femme, il représenta un jeune .uinine déguisé, i[ui fut reconnu devant les juges par les deux parents subornés. La femme a reparu au oui de six ans, et quoique morte depuis six mois, on a recherché le jeune homme, et, ayant su qu'il vivoit depuis trois ans avec une de nos plus célèbres Htricea, on le lui a demandé. Elle a répondu qu'il étnit m. ut de la petite vérole.

8 ttCêtttm 1723.

Voici, madame, un événement auquel vous ne

vous attendiez pas, non plus que nous. Le duc

d'Orléans mourut hier subitement, à sept heures du

iir, sans avoir seulement une minute de eonnais-

ance. M. le Duc eu fut dans le moment porter la

ouvelle au Roi et lui demanda en même temps

i'élie premier ministre, ce que Sa Majesté lui

Lccorda; il en prêta aussitôt le serment; tout cela

iit fait avant que M. le duc de Chartres, qui étoit à

'aris, fût averti de la mort de son père, dont le

nrps a été porté ce matin à Saiut-Gloud. Cette mort

apparemment apporter bien des changements,

[l'un peu de temps nous apprendra. Personne ne

doute que M. de Novion ne soit premier président,

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4 décembre.

Une compagnie a proposé de voiturer Paris plus commodément qu'il ne Test par les fiacres, qui seront, dit-on, abolis. Ils doivent établir cinq cents carrosses uniformes garnis de glaces et attelés de bons chevaux. Les cinq cents cochers seront habillés de rouge, avec une marque qui les fera reconnaître lorsqu'ils seront insolents. Ces carrosses ne resteront pas sur les places pour ne pas embarrasser les passages , mais dans des remises choisies aux endroits les plus commodes de Paris.

On vient d'afficher une ordonnance du Roi supprimant tous les jeux de hasard, même dans les maisons royales.

Le 27 du mois dernier, le cours de la Reine fut planté en trois heures de temps.

5 décembre.

M. de Nouvion fut déclaré hier premier président.

M. du Maine est allé voir M. le Duc pour lui faire compliment de son nouvel emploi. Il ne le trouva pas. Dès que M. le Duc en fut informé, il alla rendre visite à M. le duc du Maine, à qui il demanda son amitié, le priant d'oublier le passé d'aussi bonne foi qu'il le faisoit, l'assurant qu'il n'avoit eu aucune part à tout ce qui avoit été fait contre lui.

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