‹ Les correspondants de Michel-Ange;Chapitre 20 sur 25 · I. Itcnvciuito Jcllu Volpaia, horloger celebre · texte numérisé non relu

I. Itcnvciuito Jcllu Volpaia, horloger celebre

t. l'rii Ciloviinni .\ni{iolo Montorioli, le collubor.itcur Jc .Miclicl-.\ni{C dans In chapelle des Mc'dici:».

Aussitôt revenu, s'il plaît à Dieu, je vous écrirai et vous donnerai avis de tout. Je ne vous dirai pas autre chose. Je me recommande à vous mille fois. Le Christ vous conserve en santé. Le S juin i532, à Rome, écrit sur la place. — A vous : Frère Sébastien des Lucianis, plombateur apostolique et peintre.

/.^.y.V. /5 juillet.

Mon très cher Compère,

A mon retour de Fondi, j"ai trouvé mort notre pauvre Benvenuto; ce qui m"a paru vraiment une chose bien imprévue et Dieu sait quelle douleur j'en ai ressentie. Je vous répète que l'air du Belvédère n'est pas bon.

J'ai reçu en plusieurs fois trois lettres de vous et le dessin, dont je vous remercie autant qu'on peut remercier. Il me plaît beaucoup. Le Christ, sauf les bras et la tète, est presque semblable à celui de Saint- Pierre-in-Montorio, mais je m'arrangerai le mieu.x que je pourrai.

Par votre seconde lettre, du i5 juin, vous me demandez de me procurer une licence de Notre Seigneur qui vous permette de conduire à Rome le frère de l'ordre des Servîtes qui sculpte en marbre. La licence doit être donnée, me dites-vous, par le général de cet ordre, mais vous ne m'envoyez ni le nom du général ni celui du frère, de sorte que j'ai eu peine à les savoir à Rome, surtout celui du sculpteur. Je l'ai trouvé cependant et Notre Seigneur a fait faire un bref adressé au général, pour que vous puissiez conduire le frère à Rome quand vous voudrez. Je vous envoie donc le bref et la rectification du duc d'Urbin avec deux lettres de sa part, je crois qu'elles sont de son ambassadeur. Je vous adresse encore dans l'incluse une lettre pour messire Giovanni Francesco, que vous daignerez lui faire tenir. Ne vous étonnez pas que j'aie tardé si longtemps à vous envoyer tout cela; c'a été à cause du bref.

Par votre dernière lettre, du 7 juillet, vous me donnez avis de demander pour vous à Notre Seigneur, l'autorisation de venir à Rome au commencement d'août, avec la permission de Sa Sainteté. Je la lui

,oo LKS COKKKSI'ONDAN iS UF. M ( C H F. I.- A \G K

Roma, con liccntia de Sua Sanctità. lo li o dimandato talc licencia. Sua Sanctità sene contenta de tutto quello volete vui, ma mi resposc che per messer Piero Polo li facesti dimandare licentia per meziv setenbrio o vero per tutto setenbrio, per respetto del caldo et el mal aria : ma Sua Sanctità ha voluto vedere la mia et ha inteso perchesete pentito per respetto del lavorare di terra de cimatura, che molto meMio et più presto si conduce V opera de terra di cimatura per el caldo che per ci frcdo. Sua Sa" mi respose che vi darà licentia come parera et piacerà a vui. et che vi guardasti dal caldo et da desordeni sopra tutto, che horamai sete in termine de non posser far più desordini, et arecordateve de quel povero de Benvenuto che per troppo asicurarsi la persona sua à perso la vita fora de proposito come ancnr ha facto la mala memoria del cardinale (.'olona, etc. Io non ho altra che scrivervi, se solicitara a mandar via el sbiro de casa vostra; de modo che a la venuta vostra non li trovarete persone in casa. Ht t" «>■ hordinato a quel sculptorc del cardinale l<id<»lphi che babbi un pocco de cura a la casa el a li nìaniii, el quale mi ha promesso di fare r officio benissimo.

Presovi arecordative di portai mi (lualche cossa figure o ganbe <> corpi o brace che tanto tempo le ho dessidcrate come vui sapete che si prosontuosamente ve lo a recordo, pcrdonatcme che '1 grandissima dessidcrio che ne ho me lo la fare et 1" amore che io vi porto. .Vdvertite cavalcate per el fresco sopra tutto, et reposatc da mezo /.orno, che io vi parlo con la experientia in mano che 1' ò provato andando a Fondi, io so quello ho patito, etc. Io mi racomando a vui. Cristo sano ve conservi, aildi i .^ luglio !5l^•. in Koma.

Ancora vi ho mandato ci vostro contratto in publicha forma, et mai me havcte avisato de havcrlo rcccvuto; vi prego datemene aviso, etc.

Tutto vro. Frate Sebastiano pictore. et piombatore app' tecc >crivcrc.

Dno. Michelairniolo de lionarotis in Firen/.c.

SEBASTIANO DEL l'IOMBO loi

ai demandée. Sa Sainteté vous accorde tout ce que vous voulez, mais elle m"a dit que vous lui fassiez demander cette autorisation par messire Pierre Paul pour la mi-septembre ou pour tout septembre, à cause de la chaleur et de la malaria. Sa Sainteté a voulu lire votre lettre et a vu que vous regrettiez ce retard parce que vous travaillez avec de la terre de bourre et, qu'avec cette terre, le travail se fait mieux et plus vite par la chaleur que par le froid. Sa Sainteté m'a dit qu'elle vous permettait de venir quand il vous plairait, mais que vous vous gardassiez de la chaleur et surtout des excès, parce que vous êtes arrivé à làge où l'on n'en peut plus faire. Rappelez-vous ce pauvre Benvenuto qui, pour avoir trop présumé de ses forces, est mort à rimproviste, comme la fait aussi le cardinal Colonna de triste mémoire. Je n'ai pas autre chose à vous écrire. On se hâtera de renvoyer le sbire de votre maison, de façon qu'à votre arrivée vous ne trouverez personne chez vous. .Fai ordonné à ce sculpteur du cardinal Ridolfi de prendre un peu soin de la maison et des marbres, et il m'a promis de bien faire son office.

Je vous en prie, souvcncz-vous de m'apporter quelque chose, ligures, jambes, corps ou bras, que je désire depuis si longtemps, vous le savez. Si j'ai la présomption de vous le rappeler, pardonnez-moi, c'est le grand désir que j'en éprouve qui me le fait faire, et l'affection que je vous porte. Surtout, ayez soin de ne voyager à cheval qu'à la fraîche et reposez-vous dans le milieu du jour; je vous en parle par expérience, j'en ai fait l'épreuve en allant à Fondi et je sais ce que j'ai souffert. Je me recommande à vous. Le Christ vous conserve la santé. Le i3 juillet 1.^32, à Rome.

Je vous ai envoyé votre contrat en forme et vous ne m'avez jamais dit que vous l'eussiez reçu. Donnez-m'en avis, je vous prie. — Tout à vous. Frère Sébastien, peintre et plombateur apostolique. — Au - Seierneur Michelanrre des P)onarotis, à Florence.

,02 LES CORKKSI'DMiANTS DK M I C H I-, l.-AN G K

/ô.y^. /.ï agosto.

Car"'" Compare mio. — Pere uno scarpelino quale si chiama M° Francesco del Fantasia, io ho recevuto una vostra per la quale intendo haresti accaro de trovare la vostra casa netta che non vi staese persona, a ciò potesti servirvene de essa secondo la volontà vostra, lo continuamente io ho solicitato et ho facto tanto che è più de octo zorni che '1 sbiro lia scombrato oi^ni cossa ; de modo che hozi adi tredici del mese de agosto entravano in chasa li vostri homcni, cioè el Phantasia et el figliolo del vostro capo maestro.

Ma molto mi maraviglio de vui non me avisate come si habia a lare de letti et masaricie de chosa. Io per me provederei a ogni cossa, ma non ve voria Far despiacere, ma pure per non errare io farò farvi uno letto per la persona vostra de miei matarazi, coperte et nenzuola, che scranno netti et >icuri che senza sospicione alcuna potrete dormir li dentro, et sera uno letto da Frate. Del resto una minima poliza vostra farò tanto quanto hordenarete vui ; o veramente subito zonto \ui in Roma, in una zornata si potrà provedere a ogni cossa.

La mof^lie del sbiro è inamorata in vui, et mi ha olTerto letti, masaricie de casa et tutto quello lei ha insino a le galine. lo non ho volutto acetarc niente senza vostra licentia, ma io credo per esservi vicina vene potresti servire de molte cosse da lei. \'u\ intendete el tutto. Come sarete qua, si darà recapito a ogni cossa, et, farete quello vi melerà meglio conto, lo non ve dirò altro. Cristo sano ve conservi, per infinite volte me racomando a vui.

M" Menichela me scrisse una littera che lo dovesse avisare quando vui eri per venir a Homa che "1 voleva venir per vui a ogni modo; io gelo scripto et mi piace che 1" abiate la compagnia, a ciò non vegniate solo. Addi \^ auosto i5;^2 in Roma.

FI vostro Idrate Sebastiano pictore e piombatorc.

Dno Michelagniolo de Bonarotis.

Dno meo Coir" in Firenze. In l'iren/e.

SEBASTIANO DEL PiOMB") io3

i.'i.'yj. ri août.

Mon très cher Compère,

J'ai reçu de vous, par un praticien nommé Maitre François del Fantasia, une lettre où vous me dites qu'il vous serait agréable de trouver votre maison vide et sans que personne y demeurât, afm de pouvoir en disposer à votre gré. Aussitôt je me suis hâté et j'ai tant fait que depuis plus de huit jours le sbire a complètement déménage, de façon qu'aujourd'hui i3 août, vos hommes sont entrés dans Ui maison : ce sont le Phantasia et le fils de votre chef d'atelier.

Mais je suis bien surpris que vous ne me disiez rien de ce qu'il faut faire pour les lits et les meubles. Je pourvoirais bien à toutes choses, mais je ne voudrais rien faire qui vous déplût; cependant, crainte d'erreur, je vous ferai faire un lit pour vous avec mes matelas, couvertures et draps, qui seront propres et dans lesquels vous pourrez dormir en toute sûreté, sans crainte aucune ; ce sera un lit de moine. Du reste, au moindre billet de vous, j'e.xécuterai vos ordres, ou bien, dès votre arrivée à Rome, en un joui' tout sera fait.

La femme du sbire est amoureuse de vous, elle m'a offert lits, meubles et tout ce qu'elle possède, jusqu'à ses poules. Je n'ai rien voulu accepter sans votre permission, mais comme elle sera votre voisine, je crois qu'elle pourra vous être fort utile. Vous voilà au courant. Quand vous serez ici, on mettra tout en place et vous vous installerez à votre gré. Je ne vous dirai pas autre chose. Le Christ vous conserve en santé ; je me recommande mille fois à vous.

Maître Menichella ma écrit de l'avertir quand vous seriez prêt à partir pour Rome. Il veut à toute force venir avec vous. Je lui ai répondu et je suis bien aise que vous l'ayez pour compagnon et ne voyagiez pas seul. Le i3 août i532, à Rome. — Votre Frère Sébastien, peintre et plombateur. — Au Seigneur Michelange des Bonarotis, mon très honoré Maître, à Florence.

104 J-E^ COKUKSl'ONDAN 1 > DK M I C I! K I--A N (i M

/■^.y.y. i- Lugii'j.

(Pompar mio carissimo. — Io ho ricevuto una vostra a me i,rratis- -sima per haver inteso 1' esser zonto a Firenze sano et salvo con tutta la compagnia : che Dio sia ringratiato et ora vi io intender come io ho mostro la vostra littera a nostro Signore, quale 1' à tenuta doi zorni et alla studiata molto bene de modo credo 1" abbi imparata a mente, et le piace assai e molto si contenta de la cosse havete ordenate et del frate ^ che li abi cominciato a lavorare et de li scarpellini che avete messo in opera et de tutte le cosse havete ordinate li ; circha a li banchi ntjstro Signore vuole che siano tutti di noce sculto non si cura di spender 3 fiorini più che non li importano, pure che siano a la cosimesca, ciò è che se asimigliano a le opere del mag'" Cosimo'. Del palco sua Sanctità se referisse a vui. De' zoveni scultori che lavorano a Loreto, se darà recapito de farli venire.

Nostro Signore si contenta che vi piacia la volta de m" .Ioanni da Udene et mi ha comcsso expressamente che dite a m" Joanni da parte <.le sua Sanctità che molte persone li ha referito che la volta torna molto povera di colori et che tanta candideza non li piace, et che sua Sanctità voria più ])rcsto la volta de la capella asimigliase a la volta de la sua vignia che a quella de messer Haldasare da Pessia^. Et sopra tutto che m" .Ioanni advcrtisca de mecter collori che durano ; et che siano più perpetui) che si possa ; che sopra tutto el fuga azuri de Magna et verdi azuri et altri colori che morcno ; che cussi me ha comesso sua Sanctità che lo fate avisato.

Circha a 1' aqua che fa cussi gran danno sopra la volta de la sacrestia, sua Sanctità dice che la fate aconciare come pare a vui, purché se faci in modo che 1' aqua non faci danno ; che per trenta ducati non si resti di provedere si bene bisogniase copriila di piombo.

Dele volte che se ha da lavorare che è nel cielo de la lanterna. Nostro Signore se rcfcrise a vui che fate far (]uelIo volete vui. A me

I. (^'ckl'à-Jirc Oiovuii Aiigciu Muiitoi^uli, ile l'iHJrc Jc» Servîtes. Ï. Cotme de MifJicis, le Pere de la Patrie. .<. Bnlth.i/nr Turini.

SEFì ASTIANO DEI. PIOMBO io5

/iJ'.V. i~ juillet.

Mon très cher C-ompère.

J"ai reçu votre lettre ciui m"a tait grand plaisir en m'apprcnant que vous êtes arrivé sain et sauf à Florence avec tout votre monde. J'en rends grâce à Dieu. Maintenant, je vous dirai que j'ai montré votre lettre à Notre Seigneur; il la gardée dcu.x jours et la si bien étudiée qu'il Ta, je crois, apprise par cœur. Elle lui plaît beaucoup, il est très satisfait des dispositions que vous avez prises, de ce que le frère a commencé à travailler, des praticiens que vous avez mis à l'ouvrage et de toutes vos dispositions. Quant aux bancs. Notre Seigneur veut qu'ils soient tous en noyer sculpté. 11 ne regarde pas à dépenser de plus trois florins qui ne lui importent pas, pourvu que les bancs soient à la façon de Cosme, c'est-à-dire qu'ils rappellent les ouvrages e.xécutés sous Cosme le Magnifique. Pour le plancher. Sa Sainteté s'en rapporte à vous. Quant aux jeunes sculpteurs qui travaillent à Lorette, on s'occupera de les employer et de les faire venir.

Notre Seigneur est satisfait que la voûte de maître Jean d'Udine vous plaise; il m'a expressément chargé de faire dire par vous, de la part de Sa Sainteté, à maître Jean que, de l'avis de beaucoup de personnes, la voûte est pauvre en couleur, que cette blancheur ne lui plaît pas et que Sa Sainteté voudrait que la voûte de la chapelle ressemblât à celle de sa vigne plutôt qu'à celle de messire Halthazar de Pescia; que surtout maître Jean ait soin d'employer des couleurs solides et qui durent le plus longtemps possible; qu'il évite surtout les bleus d'Allemagne, les verts bleus et autres couleurs qui s'cifacent. Voilà ce que Sa Sainteté m'a chargé de lui lairc dire par vous. Au sujet de l'eau qui fait tant de dégâts à la voûte de la sacristie. Sa Sainteté dit que vous répariez cette voûte comme vous le jugerez iion, en sorte que l'eau n'y fasse plus de mal, et qu'il ne faut pas, pour trente ducats, tarder à faire les réparations nécessaires, dût-on la couvrir en plcmib. Pour les travaux des voûtes, dans le ciel de la lanterne. Notre Seigneur s'en rapporte à vous: faites faire ce que vous voudrez. Il me

loc I.KS COUKESPONDANTS DK M I C il K L- A N (J F.

parrcbe che li staese bene cl Ganimede e farli lo diadema che paresse san Joanni de 1" Apochalipse quando è furato in cielo.

Io non so come ve habbi servito ci mulo : s' el vi serve la tornata vostra, tenetelo, pei' eh" 'u> non ne ho de bisognio et me farete apiaccre perche el frate' e "1 mulo et tutto quelle che io ho insieme con Julio-, ogni cossa è vostro.

Nostro Signore me ha hordenato che io ve debbia scriver per parte sua che 1" à molto ben leto et riletto et considerato el penultimo capitolo de la vostra littera : quale vi risponde che state de bona voglia che ha deliberato inanti che tornate a Roma, lavorar tanto per vui quanto havetc facto et farete per sua Sanctità, et farvi contrato de tal cossa che non ve lo sogniassi mai. Queste parolle non sonno rasonamenti che sia stati tra nui. Sua Sanctità me ha comesso che ve lo debia scriver da parte sua ; et si notate bene sonno parolle che importano assai. Kt sapete come Papa Clemente si guarda del prometer di questa maniera. Adesso possete esser chiaro e star col vostro animc> in repossa. 1' viva Papa Clemente! e possine esser destrutti tutti quelli che con malignio animo interpretano le opere sue et fano conienti a la riversa contro a sua Sanctità.

Compare mio carissimo. Io ho un tratto da maestrei et creilo che scria una (ina vernice al nostro lavoro o veramente un ultimo polimento molto lustro, quale è questa : \'orrei che for de proposito faceste un pocco de nmioi- atorno qualchuna de quelle figure che "I Fiiriovanni lo vedesse, et che lassasti fai a la natura. Credo faresti

impasire allatto 1" amico et vedcresti presto miracoli.

Ancora vi prego avisateme se quella cossa da Monte Fiascone^ 1" avete veduta et si è ancora ne la sua belfeza che if» me moro di vederla.

Circa a lo star vostio non me e parso moverne parolla per esser la cossa troppo presta, ma a loco e tempo me lo arecorderò. Io non ho da dirvi altni se non che atendete a star de bona voglia et mantenervi sano.

I, l'cutiitrc Scl'.iitK:. lui lucilie i. Le til» naturel de Scba»licn .! Il !i"n«it pciil-iirc il'iinc fcmin».

SKBAS'IIANO DKL PIOMBO 107

semble que le Ganymède y serait bien placé, on lui ferait une auréole et il figurerait saint Jean de l'Apocalypse enlevé au ciel.

Je ne sais si vous avez été content du mulet : s'il peut vous servir pour votre retour, gardcz-le, je n'en ai pas ijcsoin et vous me ferez plaisir, car le moine, le mulet et tout ce que j"ai, avec Jules, tout est à vous

Notre Seigneui- m"a ordonné de vous écrire de sa part qu'il a bien kl et relu Tavant-dernicr paragraphe de votre lettre, qu'il y a bien rétléchi et qu'il vous répond : soyez en belle humeur, car il a résolu de travailler pour vous, avant votre retour à Rome, autant que vous avez fait et ferez pour Sa Sainteté, de vous contenter sur certaine chose, plus que vous ne lavez jamais rêvé. Ce ne sont pas là des mots prononcés dans un entretien; Sa Sainteté m'a ordonné de vous écrire cela de sa part et, remarquez-le bien, ce sont des paroles d'une grande importance. Vous savez que le pape Clément se garde de telles promesses. A présent vous pouvez être rassuré et avoir l'esprit en repos. Vive le pape Clément! et puissent être détruits tous ceu.x qui, dans un mauvais esprit, interprètent ses actions et font des commentaires à rebours contre .Sa Sainteté.

Mon très cher Compère, un coup de maitre me vient à l'esprit : je crois t^ue ce serait mettre un excellent vernis à notre ouvrage ou lui donner le poli le plus brillant; voici ce que c'est : je voudrais i]uk l'improviste vous fissiez un peu de bruit au sujet de quelqu'une <Je ces figures, que le F'igiovanni le vit et que vous laissassiez faire à la nature. Je crois que vous rendriez fou tout à fait notre ami et que bientôt vous verriez miracles.

Je vous prie aussi de me dire si vous avez vu cette chose de Monte Fiascone, et si elle est encore dans sa beauté, car je meurs d'envie de la voir.

Quant à votre position, je n'ai pas cru devoir en parler; il est trop tôt, mais en temps et lieu je m'en souviendrai. Je n'ai pas autre chose à vous dire, sinon que vous vous mainteniez en belle humeur et bien portant.

Par un autre courrier je vous enverrai le chant de vos madrigaux qui sont faits et très beaux.

loS l-KS COKRKSPONDAN rs UK M I C Hi; I-- A.N G K

Pet" un altra man de litteic vi manden'i el canto de vostri madrigali che son fatti, et sonno molto belli.

Ancora pregovi facte la mia scusa con el frate ' che non ho resposto a la sua littera che non ho avuto tempo: et recomandateme a lui et a Urbinci et a tutti li amici et tristo sano ve conservi a di 17 luglio i533 in Roma.

El vostro frate Sebastiano pictore.

Al molto mag'" messer Michelagniolo Bonaroti in Firenze. In Fircn/e.

irij.'i. ■j:' liliali".

Compare mio carissimo. — lo ho recevuto una vostra facta de iQ del presente, qualle non accusa ancora vui non havere receuto la mia in resposta de la prima vostra, quale credo sii|-)lirà in resposta de la prima, et ancora de la seconda: et perchè mi pare che si facia un gran romorc jK-r clic iiavetc messo el fralte- in opera, su la figura del Ducca J aliano, io 1" ò facto intendere a Nostro Signore et mostratoli la vostra littera. qualc crede molto bene, et mi ha comcsso che vi debbia responderc da parte de sua Santità che lassate cridarc le cichale a sua posta che fatto per vui quello vi pare et piace che quel medesimo piacerà ancora a sua Sanctità. Et ancora mi ha detto che è molto satisfacto del tutto, et che la cossa non potria andare meglio et pargli miracoli che in cossi pochi /orni habiatc datto recapito a tante cosse, et tre volte mi replico che non habiate respetto a persona, che fatte pure a vostro modo.

Circha de que" Zoraiii- da Loretto sua Santità dice se volete che 1 manderà per loro, ovcramente el farà levar 1" opera che non si lavori più a Loretto et vcranno da sé.

Del pergamo ancoia li piace assai che sia riusito bella cossa.

\i mando el canto de vostri madrigali quali non ve despiacerano :

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