V.V. L'5 juiilet
Mon très cher Compère,
J'ai reçu de vous une lettre, écrite le 19 courant et qui ne m'accuse pas encore réception de ma réponse à la première de vos lettres; celle-ci y suppléera, je crois, en réponse à la première ainsi qu"à la seconde. Comme il me paraît qu'on fait orand bruit de ce que vous avez mis le Frère au travail sur la figure du duc Julien, j'en ai parlé à Notre Seigneur, je lui ai montré votre lettre, à laquelle il accorde confiance, il m'a ordonné de vous répondre, de la part de Sa Sainteté, que vous devez laisser crier les cigales tout à leur aise ; et que, pour vous, vous fassiez ce qui vous convient et vous plaît, car cela même plaira aussi à Sa Sainteté. Il m'a dit encore qu'il est très satisfait du tout, que la chose ne pourrait aller mieux, et il lui semble miraculeux qu'en si peu de jours vous ayez expédié tant de choses. Il m'a répété trois fois que vous ne vous occupiez de personne et que vous fassiez à votre gré.
Quant à ces jeunes gens de Lorette, Sa Sainteté dit que, si vous voulez, elle les enverra chercher, ou bien encore qu'elle fera cesser le travail à Lorette et ils viendront d'eux-mêmes.
Le Saint -Père est aussi fort content que la chaire soit un beau travail.
Je vous envoie le chant de vos madrigaux; ils ne vous déplairont pas; l'un a été mis en musique par messire Constanzo Festa, l'autre par Concillon, et j'en ai donné deux copies à messire Thomas qui se recommande à vous mille fois.
Quant au voyage du Pape, je nai pas osé m'en informer auprès de lui, à cause du grand nombre de personnes qui l'entouraient, car
,,o LES CORKESPONDAN 1 S DE MlCHEL-ANciE
Y uno c de messcr Constanzo Festa ; 1" altro è de Concilion ' e ne ho datte ancora doi copie a messeï Thoma'- quale ve si reconianda per infinite volte.
Girella r andata del Papa, a me n(jn m"è bastato 1' animo de dimandarcene, per molte persone che gli era intorno perche sua Santità sta nel letto per un pocco de gotte che '1 glia ; ma io stani atento et del tutto io ve avisarò. Io non ho altro che dirvi : tutti siam sani per o-ratia de Dio ; et cussi ancora vui atendette a star sano et de bona voglia.
L'ambasatore ^ del Ducca d' Urbino fa un gran romore a San Pietro in Vincula, et fa lavorare a furia, de modo che a la tornata vostra trovarete facto la volta, ci muro et cosse grande, de modo credo non faci falirc la e.\-' del Ducca per tanti danari el spende in detta opera.
Recomandatcme al frate et a tutti gli amici, (tristo sano vi conservi. Addi 25 luglio i533.
El vro. frate Sebastiano pictorc.
Al molto mag'^^" ms. .Michelangelo Bonarotti in Firenze. In Firenze.
/."^.y.y. -j agosto.
Compare Car'"°. — Hozi io ho recevuto una vostra facta de 28 del passato, quale hola mostra a Nostro Signore et li piace el capitolo che scrivete de banchi, et si è resoluto che factc tutto quello volete vui che quello piacerà a vui piacerà a sua Santità ancora.
Quanto al capitolo de danari de pupili et cussi ancora de 1" altro capitolo de mille cento ducati del Comune, me ha ditto che li faci un memoriale et che questa sera gelo dia, che sua Santità provedcrà ci tutto ; et cussi sarete servito.
Circha la partita del Papa, sera da mezo accosto in la a la prima piogia, et sera per terra in sino a la Spetia, et vuole sua Sanctità venghi a star con vui 2, over .3 /orni in l'irenze. et po' si seguirà la