‹ Les correspondants de Michel-Ange;Chapitre 23 sur 25 · l-'csia el Concillon, castrats · texte numérisé non relu

l-'csia el Concillon, castrats

2. Thomas Cavclier, ami de .MichclAn;:^. ?. Giovanni M.iri.i «Iella Pnrln.

SEBASTIANO DKr. PIOMBO ,,,

Sa Sainteté garde le lit avec un peu de goutte, mais je serai attentif et vous avertirai de tout. Je n'ai pas autre chose à vous dire : nous sommes tous bien portants par la grâce de Dieu, et vous aussi prenez soin de vous maintenir en bonne santé et belle humeur.

r/ambassadcur du duc d'ih-bin fait grand tapage à Saint-Pierreès-Liens; il fait travailler à force, de façon qu'à votre retour vous trouverez la voûte et le mur achevés et de grandes choses; je crois qu'il fera mettre en faillite Son Excellence le Duc, tant il dépense d'argent à cet ouvrage.

Recommandez-moi au Frère et à tous les amis. Le Christ vous conserve en santé. Le 25 juillet i533. • — Votre Frère Sébastien, peintre, etc. — Au très magnifique Messire Michelange Bonarotti. A Florence.

Très cher Compère,

Aujourd'hui j'ai reçu de vous une lettre, écrite le 28 du mois dernier, je l'ai montrée à Notre Seigneur, qui approuve le paragraphe où vous parlez des bancs, et a résolu que vous fassiez tout ce que vous voudrez, car ce qui vous plaira, plaira aussi à Sa Sainteté.

Quant au paragraphe de l'argent des pupilles et à l'autre paragraphe des onze cents ducats de la Commune, il m'a dit de lui faire un mémoire, de le lui présenter ce soir et que Sa Sainteté pourvoira à tout. Ainsi vous serez bien servi.

Pour le départ du Pape, il aura lieu du milieu d'août à la première pluie. Le voyage se fera par terre jusqu'à la Spezia et Sa Sainteté veut que je vienne passer avec vous deux ou trois jours à Florence, puis je devrai suivre la Cour; cela me cause une grande joie. Comme, voyageant par terre, j'ai besoin du mulet, je vous prie, si cela ne vous gène pas, de me l'envoyer le plus tôt possible, afin que je puisse être prêt à temps avec mes montures. Tâchez de Tenvover par une personne discrète, comme je pense que vous ferez.

.le crois qu'à présent vous devez avoir reçu vos madrigaux. Dites-

,,n LES CORRKSPONDANTS 1)K M IC H K l.-A N 'J K

Corte, che a me ho una grandissima allegrc/.a ; et per che andando per terra io ho debisognio del mallo, vi prego se non vi è sconzo mandatemelo più presto possete, a cu) al tempo possi essere in ordene con la mia cavalchatura, et advertite de mandarlo per persona che habbi qualche descretione come credo farete.

Credo in sino a bora habiate havuto si madrigali. Vi prego avisatenc come vi satisfann. Tutti li amici stanno bene, et tutti se recomandiamo a vui.

Cristo sano ve conservi. -A.ddi 2 accosto i53:-ì, in Roma.

FA vro. Frate Sebastiano, pictore et piombatore.

Al molto mag" Ms. Michelagniolo Ronarotti suo hono'"'. — In Firenze.

iSJJ. lò agusto.

Car'"" Compare. — In più volte io ho reccvuto 3 vostre littore, una de la recevuta de" madrigali, et un' altra poliza del mullo che è venuto sano et salvo, che ve ne ringratio assai ; et un' altra ultima quasi replicando el tenore de la prima, dil che a tutte ho facto el debito con Nostro Signore ; ma per essere io stato amaloto circha i5 zorni de una terzana, et convertita in un pocco de tluxo, che credo sia stato la salute mia, non ho possuto far ci debito mio in respondervi cussi presto et perdonatcme. Hora che io sto meglio et son senza febre. Primamente io vi replico a 1' ultima mia che vi scripsi come la sera a 2 bore de nocte io detti el memoriale a Nostre Signore, che sua Santità mi demandò secondo vi scripsi ; et detto memoriale lo ditti impresenza de 1" ambassator fiorentino quale Nostro Signore hordenò a 1' anbassator fiorentino che scrivessi a la Ex''-* del Ducca de modo et via che credo non habbi hordenat^ .] cosse a circha Fiorenza con tanto impeto et tanta furia et tanto ramarico, quanto fece quella sera al detto ambassatore, con parollc tanto teribile che stupiresti sentirle a replicare, et non sonno licite a scriverne, però mi riserbo a bocca, et non vedo 1' ora de vedervi per posser rasonarc una meza hora con vui che hora me sono chiarito allatto del buono et sancto nostro patrone et basta; credo in sino a hora ne habiate visto qualche

SEBASTIANO DEL PIOMBO ii3

moi, je vous prie, si vous en êtes content. Tous les amis vont bien et tous se recommandent à vous.

Le Christ vous conserve en santé. Le 2 août î?3^, à Rome. — Votre F'rère Sébastien, peintre et plombateur, etc. — Au très magnifique -Messire iMichelange Bonaroti, son honore, etc. A Florence.

/.^.y.V. rij août.

Très cher Compère,

J'ai reçu en plusieurs fois trois lettres de vous, une pour la réception des madrigaux, une autre, pour l'envoi du mulet, qui est arrivé sain et sauf, ce dont je vous remercie beaucoup, et la dernière, répétant à peu près la teneur de la première. Au sujet de ces lettres, j'ai fait ce que je devais à l'égard de Notre Seigneur, mais je n'ai pu, comme je l'aurais dû, vous répondre de suite, pardonnez-le-moi; j'ai été malade environ quinze jours d'une fièvre tierce qui s'est changée en un peu d:; dysenterie, ce qui, je crois, m'a sauvé. Maintenant que je vais mieux, et que je n'ai plus de fièvre, je vous répète d'abord, comme suite à ma dernière lettre, que le soir, à deux heures de nuit', je remis à Notre Seigneur le mémoire que Sa Sainteté m'avait demande, ainsi que je vous l'ai écrit, et je remis ce mémoire en ])résence de l'ambassadeur florentin. Sur quoi Notre Seigneur ordonna à l'ambassadeur florentin d'écrire à Son Excellence le Duc, et donna cet ordre de telle façon qu'il n'en a pas, je crois, donné quatre au sujet de Florence avec tant de véhémence, de fureur et de ressentiment que ce soir, parlant à l'ambassadeur en termes si terribles qu'à les entendre répéter vous seriez stupéfait et qu'il n'est pas permis de les écrire; aussi je me réserve de vous les dire de vive voix et je suis impatient de vous voir et de pouvoir causer avec vous une demi-heure; car maintenant je connais à fond notre bon et saint maître ; il suffit. ' Je pense que vous en avez déjà vu quelque eflet. 11 veut que vous ayez les 400 ducats du ]HipiIle et les 5oo ducats du prêt de l'ancien gouvernement, je dis à tout prix et avec une grande colère.

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