Environ hui: heures du soir
effetto. El vuole habiatc li 400 ducati del pupillo, e li 5oo ducati de r imprestado del statto vechio, dicco a ogni modo con una grandissima colora.
Girella a V alogare 1' opera de macignio in cotimo, piace a Nostro Signore, et si è resoluto in tutto che fate vui tutto quello vi pare che sia meglio, che sera ben fatto : ma dice che saria bono che detti scarpelini havesino un soprastante che intendese, che non imbrogliaseno r opera, che cussi come volete che "1 Frate sia soprastante a la sepoltura doppia de la sacrestia, cussi havesti un' altro soprastante a r opera de macignio. Del resto tutto piace a Nostro Signore et dice che r opera non potrebbe andor meglio.
Del stare et "1 venire a vui sta el tutto et fare quel che volete, non havete haver ombra de cossa alcuna : sete patron del mondo.
L 'ambasator del Ducca de Urbino fa lavorar a San Pietro in Vincula et predica per tutta Roma, et vi prega che me avisate come volete el muro che va sopra la sepoltura, et a la tornata vostra sera facto la volta et el muro in tutta perfectione quasi che "1 coliseo sera una bestia a tanta manifatura fa sua Signoria.
Io ho parlato a messer Lodovico del Milanese quale mi ha respoto che '1 farà V opera con el spagniolo de la pensione de ser Zuan Francesco, al quale mi racomandarete per infinite volte con tutti li amici. Ancora messer Thomas per gratia sua mie stato a visitare molte volte mentre son stato nel letto. Et cussi ancora messer Bartholomeo Angelini, quali se recomandano per infinite volte et non vedono 1 ora de vedervi.
De la partita nostra ancora non e" è resolutione alcuna. Io son mezo desperato che io sto suspeso et non posso far niente ne cossa che bona sia per questa tanta inrcsoluta jiartita.
Io non ho altro che dirvi; a vui mi racomando per infinite volte. Christo sano vi conservi. Addi 16 accostro i533, in Roma. El vro. Frate Sebastiano, piombature app™.
Al Molto Mag'". Ms. .Michelagniolo Bonarotti, in Firenze. — In Firenze.
SEBASTIANO DEF. PIOMBO ,iS
Pour ce qui est de donner le travail de la pierre à forfait, Notre Saint-Père l'approuve et il a décidé, pour tout ce que vous faites, que ce qui vous paraîtra le mieux à faire, sera bien fait : mais il dit qu'il serait bon que vos praticiens eussent un surveillant capable, pour qu'ils ne s'embrouillent pas dans le travail et que, comme vous voulez que le Frère ait la surveillance des deux tombeaux de la sacristie, vous ayez de môme un autre surveillant pour le travail de la pierre. Du reste, notre Saint-Père approuve tout et dit que le travail ne pourrait aller mieux.
Vous pouvez à votre gré rester à Florence ou venir à Rome et faire tout ce que vous voulez, vous n'aurez à vous préoccuper de rien, vous êtes le maître du monde, etc.
L'ambassadeur du duc d'Urbin fait travailler à Saint-Pierre-ès-Liens et parle beaucoup et partout à Rome ; il vous prie de me faire savoir comment vous voulez que soit la maçonnerie au-dessus de la tombe; à votre retour la voûte et la maçonnerie seront faites et parfaites, en sorte que le Colisée sera une bêtise auprès des grands travaux de Sa Seigneurie.
J'ai parlé à messire Lodovico del Milanese, qui m'a répondu qu'il réglera avec l'Espaî^nol la pension de messire Giovan Francesco iFattuccil, à qui vous me recommanderez mille fois, ainsi qu'à tous les amis.
Messire Thomas a eu la bonté de me venir voir souvent pendant que j'étais au lit, ainsi que messire Bartolommeo Angelini ; tous deux se recommandent à vous mille fois, et sont impatients de vous voir.
Au sujet de notre départ rien n'est encore décidé. Cela me désespère, car je suis en suspens et ne puis rien faire de bon dans l'incertitude complète de ce départ.
.le n'ai pas autre chose à vous dire; je me recommande à vous mille fois. Le Christ vous conserve en santé. Le i6 août i533 à
Rome. — Votre Frère Sébastien, plombateur apostolique, etc. Au
très magnifique .Michelange Bonarotti, à Florence.
iM> LES CORRESPOMJAN rs DE M I C 1 1 H L- AN(i E
i533. 2 y afiosto.
Car""* Compare mio. — Adesso io ho recevuto una vostra de i8 del presente, quale intendo vui essere de mala voglia per non haver risposta da me a le vostre littere. Io vi dicco che a ogni vostra littera io ha facto la risposta con quello amore et diligentia m" è stato possibile, ma si le littere non son date ali suoi tempi, io non li posso fare altro; et 1' ultima mia che fu de 16 del presente, la detti a 1" amlnisatore fiorentino che ve la mandassi, aciò fosse venuta pii!i presto; ma è stata più tarda de 1' altre : patientia : benché Y error non è statto da r ambasatore ; è stato de quelli da Firenze.
Io ho facto intendere tutto el tenore de la vostra littera a Nostri» Signore et si contenta del tutto, et dice che tutto quello piace a vui. piacerà ancora a Sua Sanctità, et dice che alogate li banchi, et palchi, et figure et scale et quello par a vui che possino fare senza vui questa invernata, pur che si lavori, et che non si abandoni V opera, et che si faci tutto quello si poi fare senza vui. Et come havete hordenato tutte queste cosse, possete venirvene a piacere vostro, et dar e.xpedicione a la vostra opera de qua per questa vernata, et a primavera come a Dio piacerà vui tornarete a Firenze, secondo che havete scripto : et Papa si contenta de tutto quello ve contentate vui : qui non e" è resistencia alcuna ; a vui sta a far quello volete.
Circha il caso vostro de" denari de" pupili et de quelli del Stato vcchio, Nostro Signore se n" à molto maravegliato, et animi detto che questa sera li meni mes' Bino che "1 farà scrivere de modo che '1 sarà inteso : et iti questo maravigliomc assai, perchè 1' ambasatore m" à ditto expressamcnte che 1' à scripto cosse grande, et animi detto ancora che senza un respetto al mondo in tutte le vostre occasioni andate animosamente da la ex'"" del Ducca, che tanto farà sua ex"" in Fiorenza per vui, quanto Nostro Signore si fosse la persona sua propria : che cussi ha havuto coniisionc da Nostro Signore. Oltra di questo el detto anbasatore ni' à detto che trovate uno sccretario del Ducca. quale si chiama mes"' Francesco (lampanu. el quale ve farà mille carezze, et saravi bonissimo mezo a otenire quello volete da 1' c\"' ilei Ducca :
SEBASTIANO DKI. PIOMBO 117
/.Ï.KÎ. 2. y août. Mon très cher Compère,
Je viens de recevoir une lettre de vous, du 18 courant; j'y vois que vous êtes mécontent de n'avoir pas de réponse de moi à vos lettres. Je vous dirai que j'ai répondu à chacune de vos lettres avec autant d'affection et de diligence qu'il m'a été possible. Si mes lettres n'ont pas été remises à leur temps, je n'y puis rien faire ; ma dernière, du 1Ó du présent mois, je l'ai donnée à l'ambassadeur florentin, pour qu'il vous l'envoyât, afin qu'elle arrivât plus vite ; mais elle a été plus lente que les autres à vous parvenir : patience ; bien que l'erreur ne vienne pas de l'ambassadeur, mais des gens de Florence.
J'ai fait connaître dans son entier votre lettre à Notre Seigneur, il approuve tout et dit que tout ce qui vous plaît, plaira aussi à Sa Sainteté; que vous donniez à faire les bancs, les planchers, les figures, les escaliers et ce que vous jugerez qu'on pourra faire sans vous cet hiver, pourvu qu'on travaille, qu'on n'abandonne pas l'ouvrage et qu'on fasse tout ce qui peut se faire sans vous. Puis, quand vous aurez donné ordre à tout cela, vous pourrez vous en venir à votre gré, pour hâter vos travaux de Rome cet hiver. Au printemps, comme il plaira à Dieu, vous retournerez à Florence, ainsi que vous l'avez écrit ; le Pape trouve bon tout ce que vous trouvez bon ; il n'y a ici aucune résistance, vous pouvez faire ce que vous voulez.
Quant à votre affaire de l'argent des pupilles et de celui de l'ancien gouvernement, Notre Seigneur s'en est fort étonné ; il m'a dit de lui amener ce soir messire Rino, qu'il le fera écrire de façon que ce sera entendu. Je m'étonne beaucoup de cela, parce que l'ambassadeur m'a dit expressément avoir écrit de grandes choses; il m'a dit aussi que, sans vous soucier de rien, dans toute circonstance vous alliez hardiment trouver Son Excellence le Duc, que Son Excellence fera pour vous à Florence autant que Notre Seigneur en personne, que telles sont les instructions de Notre Seigneur. En outre, l'ambassadeur m'a dit que vous alliez trouver un secrétaire du Duc, nommé messire Francesco Campano, qui vous fera mille gracieusetés et vous sera
,i8 LES CORRESPONDANTS DE MICHEL-ANGE
che è una gentilissima persona, et sera molto al proposito vostro. Questi mi pareno segni che pure habino voglia de servirvi, ma habiate patientia in sino a quest' altra mano de littere che scriverà mes" Bino. Io non ve dirò altro. Cristo sano ve conservi. Addi 23 accosto i533, in Roma.
FA vostro frate Sebastiano pictore.
Al molto Matr"'" "is- Michelagniolo Bonaroti in Firenze.
SEBASTIANO DEL PIOMBO ih,
d'un grand secours pour obtenir de Son Excellence le Duc ce que vous voulez, car c'est un homme fort aimable et qui vous agréera beaucoup. Cela me semble montrer qu'on veut pourtant vous satisfaire, mais prenez patience jusqu'à ces autres lettres qu'écrira mcssire Bino. Je ne vous dirai pas autre chose. Le Christ vous conserve en santé. Le 23 août i533, à Rome. — Votre Frère Sébastien, peintre. — Au très magnifique Mcssire Michelange Bonaroti, à Florence.
ERRATUM Page 8i, ligne i8, lisez : S février, au lieu de : 5 février.
TABLE DES GRAVUHES
Portrait de Sebastiano del Piombo, d'après Vasari l
Portrait de Jules Romain 4
Portrait de G. Fr. Penni '
Portrait de Jérôme Gcnga. Fac-siniilc de la gravure de \'asari 56
Statue de Moïse exécutée par Michel-Ange pour le tombeau de Jules 11. Ronic, Saint-Pierrc-
aux-Mens.; ^7