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• l.i Transfiguration.
.'■. I.: carilinni l)uvi/i du Bibbiena.
4 Kriiiliiric Frizzi, sculi-'tcur Huicnlin
l'argent que j'ai dépensé. — Au seigneur Michel-Ange, sculpteur très digne, à Florence.
i520. 12 avril.
Mon très cher Compère, après mes salutations, etc.
Je pense que vous avez appris la mort de ce pauvre Raphael d'Urbin et que vous en avez eu un grand déplaisir ; que Dieu lui pardonne.
Maintenant je vous donne brièvement avis que l'on va peindre la salle des Pontifes; les élèves de Raphael font à ce sujet beaucoup de bravades et veulent la peindre à l'huile. Je vous prie de vouloir bien vous souvenir de moi et de me recommander à Monseigneur Reverendissime; et si je suis bon pour une semblable entreprise, veuillez me mettre à l'œuvre, car je ne vous ferai pas honte, non plus que je ne l'ai fait, je crois, jusqu'à présent. Je vous donne avis qu'aujourd'hui j'ai porté de nouveau mon tableau au palais, près de celui de Raphael, et il ne m'a pas fait honte. Surtout prenez garde qu'un des élèves de Raphael d'Urbin va à Florence pour obtenir de Monseigneur Reverendissime tous les travaux du palais. Je vous en prie, faites que j'aie au moins un de ces travau.x; j'ai écrit à Monseigneur Reverendissime et me suis offert pour ce que je vaux et je puis. Je ne vous dirai pas autre chose. Jésus-Christ vous conserve en santé. Le 12 avril i520. — Votre compère Sébastien, peintre vénitien. — Au seigneur Michel-Ange, sculpteur, mon très digne et très honoré seigneur, à Florence.
i520. 3 juillet.
Mon très cher Compère, après mes salutations.
Il y a bien des jours que j'ai reçu de vous une lettre, à moi très agréable, avec une, adressée au cardinal Sainte-.Marie-in-Portico, et une à Frizzi ; toutes sont bien arrivées. J'ai porté la sienne au cardinal, qui m'a fait beaucoup de gracieusetés et d'olFres, mais, pour ce
costoro havea facto una mostra de una figura a olio in muro che era una bella cossa, de sorta che persona alcuna non guarderia più le camere che ha facto Raphaello ; che questa salla stupefarla ogni cossa, et che non sarà la più bella opera facta da li antichi in qua de pictura. Et da poi mi dimandò se io havea lecta la vostra littera. Io li dissi de nonne. Lui se ne rise molto, quassi se che ne faceva beffe, et con bone parolle me partii.
Da poi io ho inteso da Bacino de Michelagnolo ', che fa el Looconte -, che '1 cardinale li ha mostrato (sic) la vostra littera et alla mostrata al Papa, che quassi non e' è altro sugieto che rasonar in palazo se non la vostra litera et fa ridere ogn" omo. Et ami dicto per un gran secreto che '1 Papa non li piace quello ha facto que' garzoni de Raffaello, et pure Zan Bastista da l'Aquila, e' 1 Datario ', et ancora el cardinale Santa Maria in Portico con mes"= Zuan Mateo'' voria che li piacessi, ma in verità a lui non piace. Et a dirvi el vero quella salla non è opera da zoveni, la non è se non da vui, et non ve maravegliate che non ve ho scripto più presto che io aspectavo che "1 compare Leonardo => fussi zonto a Fiorenza et che '1 rasonase con vui quello ha rasonato con me; che in effecto questa e la più brava opera et più bella et più al proposito che Tomo se potessi imagenare et se guadagnarla grande honore et gran danari se vui volesti pigliare questo assonto.
Credo li voglia tutte istorie de bataglie, et queste non son opere da zoveni ; sapete ben vui quanto importano : de me horamai non biso"-na habiate un suspecto al mondo, che sempre me havaretc alesso et arosto. Quanto a questa partita non vene dirò altro; sette ci patron del tutto.
Circha la dcsperatione, per amore de la vostra amorosa littera, che in verità un padre non poteva scrivere meglio a un figliolo et per le parolle mi musse Leonardo nostro compare m'era aquetato et viveva in pace et lavorava volenticra con amore.