Bulthazar Pcru2zi
i520. -jiS' janvier.
Très cher Compère, après mes salutations, etc.
J"ai reçu de vous une lettre qui m'a été fort agréable et m'a fait reprendre mes esprits en m'apprenant la cause de votre long retard à me répondre.
Maintenant vous me demandez une chose que vous savez mieux que moi, en voulant que je vous dise ma pensée et mon intention à l'égard de mon travail. Par acquit de conscience et pour vous satisfaire entièrement, de tout point, j'ai voulu prendre l'avis de plusieurs, surtout de maître Balthazar de Sienne, ne me fiant pas à moi-même. Je vous envoie son estimation et son avis, car en vérité il me parait homme de bien et très équitable. 11 a estimé cet ouvrage huit cent cinquante écus d'or. Il y a trente grandes figures, comme il l'écrit, et, l'une dans l'autre, figures entières et demi-figures, il les a estimées à vingt-cinq ducats d'or chacune, ce qui fait sept cent cinquante ducats d'or. 11 y a ensuite dix petites figures avec le paysage, il l'a estimé cent ducats d'or, ce qui fait huit cent cinquante ducats d'or. Les figures sont au nombre de quarante dans tout l'ouvrage, sans compter quelques petites figures qui lavent du linge dans le paysage. Beaucoup d'autres peintres ont estimé ce travail mille ducats d'or, mais sans l'examiner avec autant de soin et aussi complètement que Balthasar. Mais, mon très cher compère et mon père, il m'est bien pénible d'avoir à fixer, à un homme comme vous, le prix d'une pareille chose, car il m'est plus difficile d'en déterminer le prix que de faire encore un ouvrage semblable. Sans le besoin pressant où je me trouve, je ne saurais vous le dire, mais pour vous contenter tout à fait, je crois que la peinture, c'est-à-dire mon ouvrage, vaut au moins huit cents ducats d'or; voyez ce qu'il vous en semble en plus ou en moins, car ce que vous ferez sera fait. Je ne vous dis pas cela pour vous fixer tel prix, faites seulement, en toute liberté, ce que vous jugerez bon, avec le plus de diligence possible. Je vous prie tant que je puis de faire en sorte que j'aie une réponse avant que le cardinal parte, car s'il part, je suis ruiné; je ne verrai jamais la fin de cette affaire et, si je
prcgovi per pietà, finitela presto, perche in sino che non sono resoluto di questa cossa non posso far bene alcuno ; son disperato, non vi dirò altro. Cristo sano vi conservi. Vi mando in questa incluso e) parere de M° Baldasare, et facte vai pur che habbi.^ resposta presto. Adì 28 zenaro i52o.
Alegrateve che so' za 20 zorni ho mandato via la comare ' , etjson
POH TRA 11 III; Jbl.ES ROMAIN.
ne la pristina libertà. — El vostro fidelissimo compare — Sebastiano pictore, in Roma.
(>redo habiatc rccevuto con la mia litcra ci conto de li dcnaii in ho speso.
D"° Michelangelo sculptori dig""". — In F-'iorcnzc.
I. ("cst-i'i-dirc sa maitresse, probablement celle qui lui avait donne deux tils.
n'ai pas votre réponse, quand j"irai trouver le cardinal, il me coupera toujours la parole en me disant qu'il vous écrira et qu'il veut avoir votre avis. Je vous en prie donc, par pitié finissez-en vite, car, tant que je ne serai pas débarrassé de cette affaire, je ne pourrai rien faire de bon; je suis au désespoir, je ne vous dirai pas autre chose. Jésus-
PORTRAIT DE G. FR. PENNl.
Christ vous conserve en santé. Je vous envoie ci-joint l'estn-nation de maître Balthasar et faites en sorte que j'aie promptemcnt une réponse. Le 28 janvier i520.
Réjouissez-vous, il y a vingt jours, j'ai renvoyé ma commere et j ai repris ma liberté. — Votre très fidèle compère, Sébastien, peintre à Rome. — Je pense que vous avez reçu, avec ma lettre, le compte de
i5jo. I j aprile.
Compare mio char"^" poste fsicj salutationes, etc. — Credo havete saputo come quel povero de Rafaello da Urbino è morto : dil che credo vi babbi despiaciuto assai, et Dio li perdoni.
Hora brevemente vi aviso come el si ha a depigere la salla de" Pontifici, del che e garzoni ' de Rafaello bravano molto et voleno depingerla a olio. Vi prego vogliate arecordarvi de me, et recomandarmi a mons. Rev""" et se io son bono a simel imprese, vogliate metermi in opera, percliè io non vi farò vergogna, come credo non vi havere facto in sino al presente. Et avisovi come hozi io ho portato la mia tavola un" altra volta a palazo con quella che ha facto Raffaello-, et non ho havuto vergogna. Et sopra tutto advertite che viene a Firenze uno de" garzoni de Rafaello da Urbino per bavere tutte l'opere del palazo da monsignore Rev"". Pregovi facte che n"abi almanco una io, benché io ho scripto a mons. R™°. et ò mi offerto per quello io vaglio et posso. Non ve dirò altro.
Cristo sano vi conservi. Adì 12 aprille i520. El vostro compare Sebastiano pletore veneziano. — D"° Michelangelo sculptori dignissimo domino meo observandissimo. Florentic.
i52o. 3 luglio.
(^unipare mio char""" post salutationes, — Za molti zorni io ho ricevuto una vostra a me gratissima, con una dirizata al cardinale Salila Maria Jiiiporlico\ et una al Frizzi*. Et tutte hebcro buono rjcbapito. Io portai quella al cardinale, el qualle mi fece molte careze et olfertc, ma di quello che io domandavo, lui me disse che 1 Papa b.ivca datto la salla i.\S Pontillici a li garzoni di Ka|)bacllo, et che