‹ Les corsaires français au XVIe siècle dans les AntillesChapitre 10 sur 11 · Nav., BihL marit. esp.^ I, p · texte numérisé non relu

Nav., BihL marit. esp.^ I, p

5. Thevet. Grand insulaire. Bibl. Nat. ms. fr. 15459, p. 193 verso.

dans le volume qui accompagne mes Reproductions de cartes américaines.

En 1575 ', nouvelles plaintes au sujet des ravages exercés entre Porto Vela et Nombre de Dios par les corsaires anglais et français. C'est à ce moment que Strozzi, à la tête d'une flotte imposante, va essayer de s'emparer de l'archipel des Açores ; on trouvera sur cette expédition les renseignements les plus complets au point de vue espagnol dans le volume de M. Fernandez Duro : Conquista de las Azores et au point de vue français dans la thèse récemment soutenue à l'Ecole des Chartes par M. Léonardon.

En 1576, le D' Cuenca signale de Saint Domingue la présence sur les côtes de cette île d'un grand nombre de galions français, ajoutant qu'à la Yaguama quatre navires en attendent d'autres pour aller assaillir Carthagène. En 1577, en 1581, en 1585, informations analogues, mais toutes n'indiquent ni les noms des navires, ni ceux de leurs capitaines. Mais, en 1586, les Cubains s'emparèrent d'une frégate française qui pillait les estancias de la côte et résistèrent à Santiago à ceux qui venaient pour venger leurs compatriotes qui avaient été pendus à Bayamopar décision judiciaire. Six navires français ayant débarqué dans le port 150 hommes, qui mirent le feu à l'église et incendièrent la plujpartdes maisons, ceux-ci n'eurent pas moins de 56 morts y compris leur chef et durent se rembarquer précipitamment sans emporter le moindre butin *. C'est le dernier fait d'armes de nos marins et cette fois il n'est pas à leur avantage.

Je ne veux cependant pas m'arrêter sans commenter un curieux document des Archives nationales qui m'a été signalé par mon collègue du Département des Manuscrits de la Bibliothèque nationale, M. de la Roncière, dont V Histoire de la marine française si riche en documents inconnus a été récompensée par l'Institut.

Au moment où la paix venait d'être signée, le capitaine Menjouyn de la Cavane quittait La Rochelle sur un petit navire monté par 80 matelots et soldats. Arrivé aux Açores,

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