‹ Les corsaires français au XVIe siècle dans les AntillesChapitre 7 sur 11 · trim. p · texte numérisé non relu

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4 « La guerre civile s'étant malheureusement rallumée, dit Desmarquets, M. de Longueville voulut forcer les bourgeois à travailler à la réparation des fortifications. Ils s'assemblèrent sous leurs capitaines. Le vieux capitaine Saures s'y fit porter à la tête de sa compagnie ; ce vénérable vieillard qui avait fait la guerre sous M. de Chattes, harangua les bourgeois et les engagea à conserver la fidélité au roi, si bien qu'ils rentrèrent tous chez eux

Nous devons citer enfin un autre huguenot béarnais : Jean Copdeville ou Capdevielle, appelé Cadouillo par les Espagnols, bien que nous ne l'ayons vu opérer que dans les parages des Canaries, mais les mentions relatives à nos corsaires sont tellement rares que nous tenons à citer son nom d'après le même auteur.

Reprenons brièvement l'énumération des hauts faits de nos compatriotes. En 1557, Pedro Menendez Marquez ' qui fut vingt ans après amiral de la flotte de Eraso, puis gouverneur de la Floride de 1580 à 1586 était fait prisonnier par un corsaire français sous le cap Santa Maria.

Pour donner une idée de la sauvagerie de la lutte entre Espagnols et Français, nous rappellerons que Henri 11 ayant ordonné que les prisonniers espagnols, fussent envoyés comme rameurs sur nos galères, Alvaro de Bazan décida qu'il en serait de même pour les prisonniers français « à l'exception des capitaines, maîtres et oUiciers pris aux Indes, qui devaient être pendus ou jetés à la mer ».

Cette prescription fut exécutée dès l'année suivante ; en efl'et, le gouverneur de Cuba, Mazariegos, après avoir résisté aux Français, signala leur présence à l'amiral Pedro de Roelas, qui coula un de leurs bàtimentsà fond, leur reprit un navire dont ils s'étaient emparé, sur un troisième se trou^ vaient 130 Français qui furent envoyés aux galères. Il faut ajouter que nos compatriotes s'étaient emparés de Santiago et y avaient fait un butirC considérable '.

Nous passons naturellement sous silence les opérations des Français à la Floride, elles sont trop connues et ont donné lieu à d'importants travaux. Nous devons néanmoins rappeler qu'une lettre manuscrite de notre ambassadeur Fourquevaulx, a la reine, datée du 4 janvier 1567, annonce que le gouverneur de la Floride, Menendez, venant en

malgré Ica menaces de M. de Longucville, o Desmarquela ajoute à la louange de Longuevillc qu'il ne molesta en rien le capitaine Saures qui mourut de vieillesse quatre mois après. Ces (iviinemcnts se passent en 1619. Saures derait être pour le moins noDagénaîre. Mémoires chronologiques. . , T. I. p. 341-2.

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