Nav., Bibt. maril. esp., II, p
2, Feraaudez Duro. Armada espaHola... T. II, p. 462.
Espagne dut s'arrêter à Lancerote Tune des Canaries, de crainte de nos corsaires ; il ajoute que le gouverneur attend deux compagnies de gens de pied que Ton doit lui envoyer deSéville pour reprendre sa route vers son gouvernement de Floride*. En 1571 un interrogatoire de VicenteEstèvez^nous renseigne sur les pillages opérés par les Français dans les Indes. L'auteur qui a été pris sur sa frégate dans la baie du Conil (côte de Campèche) par une pinasse française avait été emmené à Honfleur.
La même année une information fut faite à la Vera Cruz le 21 juillet au sujet de la prise du navire « Nuestra Senora de Ayuda » qui se rendait de l'île Espagnole en Espagne et qui trois fois attaqué par trois corsaires français sous le port de Yaguama, finit par succomber lorsque son capitaine Asencio Hernandez et huit hommes furent tués et huit autres blessés^.
L'année suivante le gouverneur de Carthagène * écrivait au roi pour se plaindre des ravages causés sur ses côtes par les corsaires français et anglais et demandait l'envoi de deux galères qui croiseraient jusqu'au Honduras. Francisco Bernardino Lugo avait bien raison de se plaindre, car rien ne pouvait arrêter Taudace de nos marins.
C'est à cette date de 1572 qu'il faut placer la mort de l'un des plus experts pilotes de cet âge comme dit Thevet ^, de Guillaume Testu du Havre auteur du magnifique atlas manuscrit du Ministère de la Guerre et de la belle carte des Affaires Etrangères, au cours d'une expédition entre Panama et Nombre de Dios. J'ai publié moi-même ce texte alors inédit