CANONS
10 de 4.
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10 de 4.
16 de 4.
12 de 0.
18 de 6.
14 de 6.
24 de 8.
26 de 8 et 10 de 4.
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26 de 12 et 10 de 6.
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16 de 6.
22 de 6.
24 de 8.
22 de 6.
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18 de 6.
18 de 6 et 6 de 4.
2 de 12.
16 de 6.
16 de 6.
20 de 6.
14 de 4.
16 de 6. (1)
Mais avant de voir tous ces navires et bien d'autres, que nous citerons à mesure, accomplir leurs croisières et se livrer à mille captures et combats, nous allons tout d'abord nous occuper des corsaires les plus renommés, ou du moins de ceux sur lesquels nous avons pu recueillir le plus grand nombre de renseignements.
(i) Arch. de Bayonne, GG, 254, n» 12.
L^uQ des plus brillants parmi ces hardis marins fut Julien-Joseph Duler, qui naquit à Bayonne le 8 juin 1737, mais d'une famille originaire de Biarritz (1).
Il commença fort jeune son métier de marin, car, à douze ans à peine, il montait le navire VUnion, sous le commandement de son parent, le capitaine Fossecave, qui croisa longtemps sur les côtes de la Martinique. De là, il passa sur le navire la Société, capitaine Durny ; mais Fossecave, qui le regardait comme un de ses meilleurs élèves, le prit en qualité de pilotin et, à dix-sept ans, il était capitaine en second de la Judith, commandée par le capitaine Métivier. Il monta également, avec le capitaine Mendiboure, le corsaire le Grand-Amiral, armé à Bayonne, et fit retentir les mers de ses exploits et de son audace. Duler commanda la Victoire pendant la guerre de Sept Ans. C'était un beau corsaire armé de 24 canons de 8, monté de 350 hommes, avec lequel il s'empara d'un corsaire de Bristol de 20 canons et 43 hommes, après un combat très vif, qui dura demi-heure (2).
Un écrivain bayonnais, qui a connu ce brave marin, s'exprime de la manière suivante : a M. de Tréville, en 176S, voulut l'avoir une seconde fms pour capitaine de pavillon sur le vaisseau le Hardi qui, de concert avec le navire Lisis, parcourut les côtes et les îles Sainte-Lucie, la Martinique et la Guadeloupe. Ce voyage dura sept mois. Duler était né avec le génie de la peinture, de la levée des plans et pour tous les arts agréables ; le temps qu'il n'employait point à combattre ou à naviguer était consacré à l'étude de son art : ce fut dans cette espèce de loisir qu'il fit la relation de ce voyage et qu'il dressa les plans des côtes, ouvrage utile, dont le manuscrit est aux Archives de la marine.
« M. de Tréville, éclairé par le choix des agents qui pouvaient contribuer à ses succès, voulut l'avoir sur son escadre. Duler donna de nouveaux témoignages de son intrépidité dans le combat qui fut livré à deux frégates et dans celui que l'escadre eut à soutenir contre celle de l'amiral Boscawen ; il fut le premier à faire amariner les vaisseaux marchands et les corsaires français dont l'amiral anglais s'était emparé,
« En 1769, il eut une nouvelle carrière à parcourir : M. Maillard, commandant du port de Cayenne, le chargea d'une commission secrète dont il s'acquitta avec un plein succès ; à son retour, il passa par l'île du Cap-Vert, avec la goélette du roi nommée le Maringonin ; il parcourut la rivière des Amazones, où jamais aucun marin n'avait encore pénétré. Il eut de grands obstacles à vaincre : il fallut s'ouvrir un passage au
(i) Il naquit rue des Basques, ancienne maison Capparoze, n° 38. -^ Voir son acte de mariage, Arch. de Bayonne, GG^ 9^, 26 avril.
(2) Arch. de la Chambre de Commerce, B, 23.
travers des herbes et des roseaux dont cette rivière est couverte, les couper jusqu'à six pieds dans l'eau ; il fallut encore la sonder pour gagner les îles portugaises ; les habitants furent étonnés de voir arriver un navire par cette rivière qui jusiiu'alors avait été interdite aux autres nations, qui la croyaient impraticable. Ces insulaires le reçurent avec humanité, ils lui olîrirent des légumes, des fruits et des viandes de toute espèce.
(( A son retour à Cayenne, il trouva trois frégates du roi qui venaient d'échouer sur les eûtes. Ou avait cru qu'il était impossible de les retirer. Duler l'entreprit et en sauva deux ; mais l'autre était si remplie d'eau, qu'on fît des efforts inutiles pour la relever. 11 montrait autant d'intrépidité dans l'action que de sagesse dans ses projets ; aussi il n'entreprenait rien qu'il ne fi\t assuré du succès.
(( M. Fredmont, auquel il avait inspiré une confiance sans réserve, lui donna le commandement de la goélette le Thibault, du roi, pour aller porter du secours à l'équipage du navire le Saijc, délaissé sur la côte des Amazones. Au retour de cette expédition, il aperçut un navire anglais qui avait perdu hauteur sur les côtes de Cayenne. Duler, à la tête de quatre hommes aussi intrépides que lui, l'aborda avec sa chaloupe. Jl fortifia le capitaine anglais dans la croyance où il était qu'il se trouvait sur les attérages des possessions anglaises et qu'il lui servirait' de pilote. Sur cette assurance, il amarine le navire, le conduit au port ; ce ne fut que là qu'on lui déclara qu'il était prisonnier de guerre : son navire et la cargaison furent jugés de bonne prise.
a M. Duchafau, instruit par la renommée du mérite de ce brave marin, le choisit pour jûiotc dans ses expéditions ; les ressources qu'il trouva en lui facilitèrent ses succès.
(( Il servit en qualité de lieutenant sous les ordres de M. Maillard, lorsque le Port-au-Prince et toute la cote de Saint-Domingue furent bouleversés par un tremblement déterre qui menaça les habitants de les ensevelir dans un commun tombeau : ce fut dans un désastre affreux que Duler fit éclater son audace et son humanité ; prodigue de sa vie pour sauver celle des autres, il sembla défier la mort; il parcourut la mer qui, agitée par la temi)éte, offrait partout des abîmes qui faisaient pâlir les plus fiers courages. Inacccssibhî à la crainte, il avait transmis sa confiance à ses sous-ofiiciors qui tous, à son exemple, se préci|)itèrent dans les périls sur une frôle barque ; ils ne faisaient qu'aller et venir pour trans[)orter sur le rivage les infortunés qui luttaient contre les vagues. H eut encore le bonheur de sauver par ses mancruvres (hnix frégates du roi |)rétes à se briser contre les rochers. Ce service lui jnérita la croix de Saint-Louis, récompense qu'on accorde aux guerriers couverts de cicatrices, auxquels il ne reste qu'un corps mutilé.
« Une récompense qui flatta son courage fut le grade de maître de port à Cayenne et celui de capitaine de brûlot auquel il fut élevé ; quelque temps après, il fut nommé lieutenant de vaisseau du roi et, avec ce titre, on lui donna le commandement du vaisseau de guerre le Bordelais, qui avait été équipé à Rochefort et, ce qui prouve la confiance qu*on avait dans son discernement, on lui laissa le choix de trois ofliciers tirés de la marine marchande pour servir sous seç ordres et que celui des trois qu'il désignerait pour son second aurait brevet de lieutenant de frégate à la suite des armées navales.
« Tant de fatigues essuyées dans différents climats, sans jamais être tombé au pouvoir de Tennemi, prouvent que la fortune seconda heureusement son courage. Ses forces, affaiblies par le travail et par l'influence des diflérentes mers qu'il parcourut, le firent tomber dans une vieillesse anticipée ; il mourut le 8 novembre 1775, maître du port, commandant de Rochefort. Son caractère de franchise le rendait cher à tous ceux qui servaient avec lui : il commandait sans chagrin et sans humeur et, dépouillé de cet orgueil que la supériorité du grade inspire aux hommes ordinaires, il avait la simplicité de croire que tout le monde était capable d'exécuter ce qu'il avait fait de plus glorieux.
« Son désintéressement le fit vivre pauvre au milieu de l'abondance : il n'amassait que pour donner: le bonheur d'autrui et particulièrement des siens était sa véritable jouissance ; il fut le bienfaiteur de sa famille et souvent de ses amis ; dès qu'il descendait à terre, sa piété filiale allait faire l'oflrande de ses salaires ou de ses prises à sa mère.
« Après 23 campagnes dans les mers d'Europe, d'Afrique et d'Amérique, non compris celles au service du roi, il eut la douleur, en mourant, de laisser une veuve dans un état d'indigence. Il avait épousé, avec l'agrément du roi, la demoiselle Janselme, cousine-germaine des Ximenès ; cette alliance était celle de la valeur avec la vertu ; cette épouse, qui possédait sans partage le cœur de son époux, fut l'émule de son courage ; elle voulut l'accompagner dans ses courses et, dans les combats, elle ne trembla que pour lui ; cette héroïne, qu'on pourrait compter parmi nos illustres marins, se vit délaissée après la mort d'un époux qui avait tout fait pour sa gloire et rien pour sa fortune. Une pension de trois cents livres lui fut accordée ; cette somme modique était plutôt une insulte qu'une récompense après tant de succès ; mais alors on récompensait les noms et l'on oubliait le mérite des actions. Il est à présumer que la nation, plus éclairée et plus juste dans la distribution de ses bienfaits, réparera cet oubli. »
Le capitaine Duler écrivit un mémoire, conservé aux Archives de la Marine et relatif aux moyens de rétablir la pèche de la baleine dans notre pays.
Le capitaine Tournés, de Bayonne, était un de ces hommes qui ne croyaient pas qu'on dût reculer tant qu'on avait les armes à la main. Quoique son corsaire ne portât que seize canons, il parcourut les mers d'Europe et d'Amérique, et osait engager le combat avec des frégates de 30 et 40 pièces d'artillerie. La fortune justifia sa confiance par des succès répétés. Il fit sur les Anglais trente-huit prises, tant corsaires que vaisseaux marchands, et souvent après les plus sanglants combats.
Dans une de ces courses en Amérique, il fut aperçu par une frégate anglaise de 36 pièces de canon. Quoiqu'il ne comptât jamais le nombre des ennemis, il crut devoir employer la ruse contre la force. Il se réfugia sous le canon de Saint-Pierre et, sachant qu'il serait attaqué le lendemain, à la faveur de la nuit, il rangea son artillerie le long de la côte. Dès que la frégate ennemie se fut rapprochée, elle fut reçue par une telle pluie de boulets que, presque désemparée, elle fut obligée de s'éloigner ayant la moitié de son équipage hors de combat.
Les Anglais, pour se débarrasser d'un aussi intrépide coureur de mer, promirent une riche récompense à celui qui pourrait le prendre. L'émulation fut grande : plusieurs corsaires se réunirent et furent à sa rencontre. L'habitude de vaincre lui fit accepter le combat, qu'il soutint avec autant de courage que d'habileté; mais il fut obligé de succomber sous le nombre; il fut pris et, ayant été conduite Londres, il fut mis en prison, d'où il eut l'adresse de s'échapper déguisé en femme. A son retour en France, il reçut du roi une épée d'honneur. Le retour de la paix l'empêcha de donner un nouvel essor à son courage (1).
Le capitaine Minbielle commanda tout d'abord, en 1757, la frégate la Victoire, armée et construite exprès pour la course, par Rouy, de Bayonne, avec 24 pièces de canon de 8 et 350 hommes d'équipage (2). Puis, il passa de là sur \e Jupiter et fit trois prises en 1758. En 1761, il captura cinq navires avec le corsaire le Guerrier et, en 1762, avec V Audacieuse, il enleva la Bretagne, chargée de farine et de pois (3).
« Ce fut dans le Canada que se livrèrent plusieurs combats, où Bayonne porta du secours (4). M. de Choiseul, qui savait discerner le mérite, choisit le brave capitaine Minbielle pour y porter des vivres et des munitions. Cet intrépide marin partit de Bayonne pour exécuter celte commission périlleuse ; il passa au travers de la flotte ennemie, qui fit gronder contre lui son artillerie, sans l'endommager, parce qu'il avait eu la précaution de choisir un navire en forme de goélette très
(i) Masein.
(2) Arch. de Bayonne, GÔ, 2<4.
O) Arch. de Bayonne, EE, 67.
(4) Voir les archives de la Chambre de commerce de Bayonne sur les nombreux armements faits pour secourir cette colonie.
basse, en sorte que les boulets passaient au travers des cordages les plus élevés. Cette expédition hardie et bien conduite lui mérita le prix de la valeur, et M. de Choiseul, magnifique dans ses récompenses, y joignit d'autres bienfaits. » (1).
En 1761, il monta le corsaire le Guerrier, de Bayonne, armé de huit canons, et fit cinq prises. L'une de celles-ci était un brigantin armé en guerre et chargé de marchandises, dont la capture exigea un rude combat. Son fils, Arnaud Minbielle, qui était embarqué en qualité de mousse, y fut blessé à la bouche.
En il&2j sur Y Audacieuse, de 18 canons, il fit quatre prises et, dans une seconde croisière exécutée en octobre de la môme année, et avec le même corsaire, il fit encore trois prises dont l'une était la bombarde anglaise le Basilic, armée de 18 canons et de 60 hommes d'équipage, commandée par deux lieutenants de vaisseau. Celui-ci avait été expédié de la Havane par l'amiral Pocok pour porter des paquets. Voici comment le fils du vaillant marin raconte cette histoire :
f Le 29 du mois d'octobre 1762, nous nous rencontrâmes sur le banc de Terre-Neuve ; le combat s'engagea avec grande chaleur pendant l'espace de quatre heures : la corvette perdit bientôt son mât d'artimon ; mais, loin de consentir à rendre son navire, on le vit, l'épée à la main, menacer les gens de VÀudacieuse, et exhorter les siens à périr plutôt que de se rendre. Le capitaine ordonna Tabordage. Les deux vaisseaux s'accrochèrent, et le combat devint encore plus furieux. Enfin, le capitaine anglais et son second n'étant plus en état de donner des ordres, nous nous emparâmes de ladite corvette. Un Anglais, qui se disposait à jeter à la mer une caisse où était enfermé le paquet, reçut un coup de sabre qui l'empêcha d'exécuter son projet. Le capitaine anglais est mort de ses blessures, plus de la moitié de l'équipage du Basilic fut mise hors de combat, et nous n'avons eu que trois hommes blessés. A notre arrivée en relâche au port de Passages, mon père a eu soin d'envoyer au ministre ledit paquet et le roy lui fit don d'une épée avec une gratification de 1,200 livres. Pendant le cours de la môme campagne, nous nous serions trouvés une nuit dans le centre d'une escadre anglaise, où nous aurions parlé, à la voix, le général qui nous ordonna de mettre en travers, mais nous primes chasse et nous nous en séparâmes après une heure de chasse. Il nous abandonna et nous sommes entrés à Bayonne le 11 janvier 1763 » (2).
Le capitaine Pierre-Paul Dolatre, de Bayonne^ monta d'abord VEspé-
(i) Masein.
(2) Arch. de la Chambre de commerce de BayonnCi
rance, armé par la veuve St-Jean, de ce port, portant 10 canons de 4, et monté par Uo hommes (l). Il prit tout d'abord, dans le courant de Tannée 1757, le lUaksay, de Boston (2), puis le Newney, chargé de 200 barriques d'huile de poisson. Nous retrouvons encore Pierre Dolalre, en 1701. à bord de la MinenCy avec laquelle il fait deux riches captures. Ce fut pendant qu'il montait cette goélette, armée de 4 canons, 14 pierriers et 03 hommes, qu'il prit à l'abordage le Jency, de Lancastre, après un sanglant combat. Le certificat suivant, que le vaillant capitaine délivra au jeune d'Albarade, qui était sur son bord, nous fait connaître, dans tous ses détails, cette action meurtrière et glorieuse :
« Je soussigné, capitaine, commandant la goëlelte la Minerve, corsaire de Bayonne, armé en course contre les ennemis de TEtat, avec quatre canons, quatorze pierriers et 03 hommes d'équipage,
« Certiflie que le sieur Jean d'Albarade a servy sur mon bord en qualité de lieulenant, qu'il s'est distingué avec autant d'intrépidité que de sang froid, lorsque j'ai attaqué à l'abordage le navire anglais nommé \eJc7icy, de Lancastre, armé de seize canons et 25 hommes d'équipage, lequel était le commandant de trois autres navires aussi armés de canons, qui prirent la fuite aussitôt qu'ils avaient vu que leur commandant avait été pris, sans que j'aye pu courre dessus, ayant été obligé de mettre mon bâtiment à la bande, courant des dangers, étant percé dans l'eau par un boulet de canon, étant encore dégréé, et une grande partie de mon équipage hors de combat, tant par ceux tués que blessés. Dans l'abordage, le sieur d'Albarade, étant sur la vergue de fortune pour mieux s'élancer à bord de l'ennemy, là, il fut niarcqué de plusieurs coups d'espingolle tirés par le capitaine anglais ; celui-cy, à son tour, fut serré par un coup de sabre que le sieur d'Albarade lui porta aussitôt qu'il passa à son bord. 11 évita le coup en abandonnant son bâtiment et en passant à bord du mien. L'équipage ennemi, qui avait aussi des tués et des blessés, se trouva forcé de demander quartier et de se rendre, lorsque de mon coté j'étais passé sur son bord, ne leur ayant pas donné le temps de finir leur retraite en bas, où ils avoient des canons et des meurtrières dans la chambre et dans l'entrepont.
« Dans ce sanglant engagement, le sieur d'Albarade a reçu deux blessures, l'une à la tête, l'autre au pied ; malgré ces blessures il n'a pas discontinué de se battre et a sauté le premier à bord de l'ennemy. Je luy ay donné et confié le commandement de cette prise, qui est de valeur,
(i) GG, 2U. — Il y eut aussi à St-Jean-de-Lu2 un autre corsaire, nommé VEspérana, armé par Duverger, capitaine Souhaignet, portant 2 canons de 6 et 80 hommes d'équipage. Il s'échoua à Ciboure.
(2) Le corsaire VEspérance^ de Bayonne, changea d'armateur en 1759-1760. FF, 361.
pour la conduire en France, où il s'est rendu à bon port à Bayonne. En foy de quoy, j'ai délivré le présent certificat pour servir et valoir ainsi que de raison.
« Fait à Hendaye, le 21 novembre 1761.
a Signé : Pierre Dolatre. » (1)
Nous terminerons ces lignes, dans lesquelles nous avons essayé de reunir quelques notes biographiques sur des hommes complètement oubliés de nos jours, par le récit d'un fait d'armes du capitaine Maze, de Bordeaux :
« Au mois d'avril 1760, dit la Gazette de France, le capitaine Maze, de Bordeaux, montant un petit corsaire de 12 canons, fut attaqué, à son retour de la Martinique, par un senau anglais de 18 canons. Malgré son infériorité, Tintrépide corsaire ordonna l'abordage et, se mettant à la tète de son équipage, sauta sur le vaisseau anglais : il s'y trouva bientôt seul de son bord, mais il ne perdit point courage et, après avoir tué le capitaine ennemi et un autre homme, il remonte sur le pontet, poussant de grands cris, fond, l'épée à la main, sur l'équipage anglais qui, le croyant suivi d'une troupe nombreuse, s'enfuit par les écoutilles. Maze les ferme et, ayant appelé ses hommes, il conduit sa prise à la Martinique : la cargaison du senau ennemi est vendue 300,000 livres (2).
tO Arch. àe la Mariné.
(3) Gazette de France^ n« du 21 mSii 1766»