LES SOIRS DE GALVAUDIN
Quand l'ami Galvaudin ouvre au monde sa porte, Allume sa bougie et cire ses valets, Le monde accourt. La presse est au seuil du palais, Et pour y pénétrer il faut presque main forte.
Gomme au temps où la rampe éclairait ses mollets, La Galvaudine trône en magnifique escorte; Elle voit confondus dans l'amour qu'on lui porte , Le Corps Législatif et les corps de ballets.
Les gloires font tripot avec les opulences; Illustres, Sénateurs, Gens de banque, Excellences, Étoiles d'opéra, Rossignols de journal,
Tous yont cbez Galvaudin l'honorable de paiEte, Les uns étudier comme on se décanaille, Les autres, en passant, respirer l'air natal.