CHANSON POLITIQUE
Monsieur Favre est certainement Un orateur charmant, charmant, Une fauvette sans pareille !
Monsieur Olivier met souvent, Avec douceur, du vent, du vent Et du coton dans mainte oreille.
J'aime assez monsieur Pelletan.
Ce grand penseur s'étend, s'étend Gomme un grand brouillard de novembre.
Je ne hais pas monsieur Roulland :
Il fait un feu roulant, roulant, Qui fait ronfler toute la Chambre.
Monsieur Picard sort son outil :
On le trouve gentil, gentil.
Il a des anguilles sous roche;
Mais ce ne sont pas plus serpents Que les discours pimpants, pimpants Dont le perce monsieur Baroche.
Tout s'incline : monsieur Rouher Parait! Il monte en l'air, en l'air, Ballon* captif de la fortune.
Pour le crereT, monsieur Guéroutt Lance ses traits. Quel trou, quel trou, Éloquence, il fait dans ta lune !
Ah! la tribune est sans venins. ' Nos tribuns sont bénins, bénins !
Je ne vois plus dans cette Trappe
Qu'un orateur hardi, hardi :
C'est monsieur Dumoulin, qui dit Ce que devrait croire un bon pape .