LA SCULPTURE
M. Yriarte s’est chargé de cette section.
Tout d’abord il nous montre les essais informes des premiers artistes qui se contentaient de travailler le bois avec des instruments tout à fait primitifs.
Puis peu à peu il dégage de ses langes l’art de reproduire dans tous ses contours les objets qui frappent l’œil humain. Ici ce n'est plus un trompe-l’œil, comme pour la peinture. Il faut payer comptant. Dessiner d’abord, tenir compte de la forme, des lignes, du modelé, de tout...
Et alors nous voyons d’abord le statuaire élever son œuvre avec de la glaise, la façonner, lui donner les proportions, la ressemblance et la beauté.
Puis quand se dresse le modèle, fini ou à peu près, on procède au moulage et voici la statue en plâtre qui nous apparaît avec ses bavures et ses flous.
On apporte le marbre, ou la pierre. Nous allons être initié à un procédé mécanique très curieux grâce auquel on verra le dégrossissement du bloc s’accentuer peu à peu. Celui-ci prend bientôt une
forme sous les coups répétés du ciseau d’un ouvrier qui s’appelle le praticien. Et enfin l’œuvre vivante, superbe, presque éternelle se dresse devant nous.
C’est alors que le sculpteur prend son ciseau et en quelques coups parachève son travail.
Nous avons suivi la transformation d’un bout à l’autre. Nous avons vu naître la statue... Mais ce n’est pas tout. Il manque à cela bien des détails, bien des enseignements. Nous les trouverons à côté dans l’Exposition des ébauchoirs et de tous les instruments qui ont servi successivement aux sculpteurs de tous temps.
Là encore cette leçon vue et retenue est complétée par des dessins, des exemples, des tableaux et des livres où l’on trouve tout ce qu’il faudrait savoir pour pratiquer utilement la statuaire.