LA GRAVURE
Pour la gravure, la démonstration, la leçon de choses était moins facile à donner. Il était, en effet, difficile de faire saisir au spectateur sans l’aide de la parole comment on prépare les plaques, avec quelle peine on se sert du burin, de quelle façon il faut procéder pour obtenir les blancs et les noirs qui au fond, parleur ordonnance, constituent la grosse difficulté.
Il faut dire comment se font les bains, combien de temps les plaques doivent tremper, quels sont les meilleurs procédés pour faire mordre.
On y est parvenu, comme vous le voyez. Mais il
faut convenir, que ce qui est le plus ingénieux dans cette partie de l’histoire du travail, c’est la gradation des planches et par conséquent la différence des degrés de perfection auxquels parvient successivement le graveur.
Voici une feuille où les lignes sont ébauchées. En voici une seconde où les valeurs se détachent, puis peu à peu, en suivant le développement de la même plaque sur des feuilles de papier successives, on se rend un compte très exact de cet art si charmant.
La gravure sur bois n’est pas moins intéressante et ce qui nous frappe certainement, c’est la netteté à laquelle on est parvenu, netteté qui au premier abord paraît incroyable.
Encore ici nous avons la série des outils et des instruments qui complète la leçon.