VOITURES DIVERSES. — BREAKS
Enfin, pour achever ce tableau, signalons bénévolement l’étonnante cohue des jardinières fantastiques, des breaks, des véhicules antédiluviens, sonnant des bruits de ferraille et traînés par des chevaux invraisemblables. Paris en est littéralement inondé. Leurs conducteurs poussent pour vous y attirer des cris affreux et font mine de partir dès que vous vous êtes laissé prendre. Mais, tout en faisant quelques pas, ils continuent leurs appels et vous laissent en plan pendant des trois quarts d’heure. Remarquez que presque toujours ces industriels exigent un franc pour le voyage et que c’est cher... mais il faut que tout le monde vive. Pour bien des gens qui n’ont pas de fausse honte et que la difficulté de trouver un fiacre exaspère — je parle de ceux qui sont presque constamment sur le boulevard — ces carrosses étranges, mal équi-
librés et conduits par des blousards aux physionomies singulières, représentent la Providence en personne....
Il serait injuste cependant de ne pas mentionner avec éloge ces grands breaks à vingt-quatre ou trente-deux places qui sont menés très rapidement, très habilement et qui constituent des véhicules aussi précieux pour le visiteur que les omnibus eux-mêmes. Quelques-uns affectent des couleurs et des formes gracieuses et sont tout à fait à la mode, principalement les jours de beau temps.