PANORAMA TRANSATLANTIQUE
Plus haut, à la hauteur de l’avenue de La Bourdonnais, nous rencontrons le Panorama de la Compagnie Transatlantique. C’est une construction polygonale, élevée sur pilotis et dont l’extérieur est décoré d’immenses cartes géographiques représentant tous les pays du monde reliés aux différents Ports Français par les paquebots de la Compagnie. En entrant, on se trouve dans l’escalier d’un grand steamer dont on visite successivement les deux étages principaux. C’est la reproduction exacte, en naturelle grandeur, du paquebot la Touraine que l’on est en
train de construire. Onze dioramas, dus à MM. Poilpot, Offbaner, Montenard et Motte, nous montrent l’installation luxueuse d’un grand Transatlantique, les salons, le fumoir, les cabines des passagers. A côté sont reproduites plusieurs scènes d'un effet saisissant : l’arrivée d'un steamer à New-York, les vues des principaux ports de la Compagnie Transatlantique, ses immenses chantiers de construction.
On débouche enfin sur le pont du navire, et là, l’illusion est telle que, au mouvement près, on se croit en pleine mer. Au loin on aperçoit le port du Havre et les falaises environnantes battues parles flots. Si on reporte les yeux autour de soi, on voit le gréement complet d'un navire avec son mât et tous ses cordages ; et tout cela se prolonge et se termine si bien sur la toile peinte qu’on ne saurait vraiment dire où s’arrête le véritable navire sur lequel on marche et où commence l’œuvre de l’artiste. Tout autour on aperçoit rangée la belle Flotte de la Compagnie Transatlantique, formée de steamers de tous tonnages, depuis les énormes vapeurs de la ligne de New-York jusqu’aux plus modestes bâtiments des lignes d’Algérie.
PISCICULTURE — OSTRÉICULTURE
Après le beau panorama de M. Poilpot se trouve la classe 77, — poissons, crustacés et mollusques- Elle est composée des deux pavillons de la Pisciculture et de l’Ostréiculture. Le premier contient des poissons vivants et tout le matériel de l’élevage de ces animaux. Le second, plus grand, est consacré
exclusivement aux huîtres. Il y en a là de toutes les espèces, si tentantes derrière la vitre qui les protège, qu’on les quitte avec le regret de ne pas lier plus intimement connaissance avec elles.