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LE PALAIS, SON NOM, SON ASPECT

Le Palais du Trocadéro, legs de l’Exposition de 1878, a été commencé le 6 novembre 1876 sur l’immense terrasse qui domine la rive droite de la Seine en amont de Passy. Napoléon Ier avait projeté d’y édifier un Louvre nouveau pour le roi de Rome. — Sous la Restauration le nom de Trocadéro fut donné à cet emplacement en l’honneur de la prise du fort principal — le Trocadéro — qui défendait la ville de Cadix prise par les Français le 15 août 1823.

Le sous-sol, rongé parles excavations d’anciennes carrières, a nécessité des maçonneries de substruction dont la profondeur n’a pas été moindre en certains endroits, de 20 mètres de profondeur.

Le plan général, spécimen d’architecture contemporaine, est fort remarquable, et dépasse l’idée qu’en peuvent donner les dessins : c’est une demilune, ou plutôt le segment d’un cercle qui, achevé, engloberait le Trocadéro, les quais, le fleuve et une partie du Champ-de-Mars. Mais dans un édifice il faut moins admirer les proportions que l’ordonnance, et, sous ce rapport le palais du Trocadéro semble supérieur à toutes les constructions similaires qui appartiennent à d’autres époques, tels que le Collège

des Quatre-Nations et le palais du Parlement à Washington.

Au centre, le pavillon principal, figure, avec ses deux ailes, une sorte d’oiseau colossal au vol ployé en arc, comme celui des faucons ou des aigles, ces majestueux navigateurs aériens. L’ensemble présente un développement de 500 mètres et couvre 15,000 mètres carrés.

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