LA RUE DU CAIRE
La physionomie de cet édifice amusant sert admirablement d’introduction à cette reproduction d’une rue du Caire qui constitue l’un des clous les plus courus de l’Exposition et à juste titre.
Je ne ferai' qu’un reproche à cette artistique transplantation, c’est que la rue elle-même est un peu étroite. J’imagine que les jours de grande foule on s’y étouffera copieusement.
A part ce léger défaut, c’est charmant. On a réuni là quelques morceaux de mosquées qui sont d’une rare pureté et d’une élégance ravissante; ajoutez à cela vingt-cinq maisons avec leurs portes’ authentiques, et leurs moucharabis adorablement sculptés. Les moucharabis sont ces grillages en bois, tenant lieu de balcon pour les femmes du harem qui voient ainsi dans la rue sans être vues. Ils ont été apportés du Caire et proviennent de maisons démolies.
Le minaret est la copie d’un chef-d’œuvre du quinzième siècle, chef-d’œuvre qui donne une bien haute idée de ce qu’a été l’architecture musulmane à cette époque de gloire et d’apogée.